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"Il y a le feu" chez les taxis, selon le PDG de la compagnie G7

Peu disert dans les médias, Nicolas Rousselet a accordé un entretien au "Monde", dimanche 9 février. Le revenu des quelque 55 000 conducteurs de taxi est mis à mal, selon lui, à cause de la concurrence des véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC).

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Nicolas Rousselet, PDG du groupe G7, le 2 juin 2009 au ministère de l'Intérieur, à Paris. (MAXPPP)

"Il y a le feu", assure Nicolas Rousselet. Le PDG du groupe de taxis G7 monte au créneau contre la concurrence des véhicules de tourisme avec chauffeur, les VTC, dans un entretien au Monde, dimanche 9 février. "Il faut protéger les revenus et les emplois des 55 000 taxis français."

Selon lui, la France dispose des "meilleurs taxis du monde", même si tout n'est pas parfait. "Le taxi n'est pas un tapis volant : il ne peut pas arriver pile au moment où son client descend de chez lui… Si les courses sont chères, c'est parce qu'elles sont longues à cause de la circulation." Nicolas Rousselet dénonce donc une concurrence biaisée, car selon lui, "un VTC paye 800 euros de charges sociales de moins qu'un taxi, chaque mois." Il avance également un autre argument. "Quand le touriste débarque à l'aéroport de Roissy, il est assailli par des VTC, des mototaxis. Ce racolage n'est pas digne d'un grand pays touristique."

Ces déclarations interviennent à un moment-clé pour la profession. Le Conseil d'Etat a suspendu, mercredi 5 février, le "décret quinze minutes" qui obligeait, depuis le 1er janvier, lequel imposait aux voitures de tourisme avec chauffeur (VTC) un délai d'un quart d'heure entre la réservation d'une course et la prise en charge du client. Pour tenter de sortir de l'impasse, le gouvernement a annoncé la mise en place, dans les prochains jours, d'une mission de concertation entre les VTC et les conducteurs de taxi.

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