VIDEO. "L'Etat n'est pas là pour éponger les dettes" d'Air France, sermonne Bruno Le Maire

Pour le ministre de l'Economie, "la survie" de la compagnie aérienne est en jeu après la démission de son PDG.

Le ministre de l\'Economie, Bruno Le Maire, le 3 mai à Paris à l\'occasion des Assises de l\'épargne et de la fiscalité.
Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, le 3 mai à Paris à l'occasion des Assises de l'épargne et de la fiscalité. (AVENIR PICTURES / CROWDSPARK / AFP)

"Air France était dans la bonne direction. (...) Je ne comprends pas ces revendications qui pourraient menacer sa survie." Invité dimanche 6 mai de BFMTV, Bruno Le Maire a déploré les positions des syndicats de la compagnie aérienne, en grève pour réclamer une hausse de salaire.

Vendredi, le PDG de la compagnie aérienne, Jean-Marc Janaillac, a démissionné après qu'il a été désavoué par les salariés lors d'un référendum d'entreprise. Le ministre de l'Economie a estimé que la priorité était au rétablissement du "dialogue social" et de la "compétitivité" pour permettre d'affronter la concurrence internationale dans le transport aérien.

"Quand on a le niveau de rémunération actuel des pilotes..."

"L'Etat n'est pas là pour éponger les dettes, venir à la rescousse d'entreprises qui ne feraient pas les efforts nécessaires de compétitivité", a-t-il poursuivi. "J'en appelle au sens des responsabilités de chacun, des personnels navigants, des personnels au sol, des pilotes qui demandent des augmentations de salaire qui sont injustifiées : prenez vos responsabilités, la survie d'Air France est en jeu" a encore dit Bruno Le Maire.

"Quand on a le niveau de rémunération actuel des pilotes, que l'on sait que l'entreprise est en danger, on ne demande pas des revendications salariales aussi élevées", a asséné le ministre.