Contrôle aérien : polémique autour d'une prime de suractivité

En pleine crise dans le milieu de l'aviation, une prime fait débat. Celle des contrôleurs aériens qui continuent de toucher entre 255 et 550 euros de plus par mois.

De nombreux avions sont toujours cloués au sol. Le trafic aérien atteint les 30 %, loin de son trafic habituel. Et pourtant, plus de 2 000 contrôleurs aériens continuent de toucher une prime dite de suractivité, censée rémunérer la hausse de leur travail pendant l'été, jusqu'à 30 % de plus en moyenne. Mais en cette période de crise, même en interne, elle scandalise. "C'est franchement indécent d'avoir une prime de ce niveau-là pour un travail qui n'est pas fait puisque le trafic n'est pas au rendez-vous. Et pourtant, un certain nombre de contrôleurs vont être payés pour augmenter leur productivité ce qui ne sert strictement à rien", déplore un fonctionnaire de la direction générale de l'aviation civile, anonymement.

Les syndicats temporisent

Cette prime existe depuis 2016. Lors de la négociation, les contrôleurs ont obtenu de la toucher l'été et l'hiver alors que le trafic est moins important. Son montant va de 255 à 550 euros bruts par mois. Le principal syndicat assure que cette prime est justifiée mais se dit prêt à faire des efforts. Ce dispositif pèse beaucoup dans le milieu de l'aviation civile.

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L\'aéroport de Paris-Orly, le 11 août 2019. 
L'aéroport de Paris-Orly, le 11 août 2019.  (RICCARDO MILANI / HANS LUCAS / AFP)