Air France : que peut faire l'État ?

Les syndicats et la direction d'Air France sont aujourd'hui d'accord sur une chose : demander l'aide de l'État. Jean-Paul Chapel fait le point sur le plateau du 20 Heures.

FRANCE 2

Les négociations ont repris ce vendredi 9 octobre à Air France. Les pilotes affirment être prêts à faire des efforts, mais ils en réclament également du côté de l'État. "D'abord, ils réclament un répit pour la taxe sur les billets d'avion, la fameuse taxe Chirac qui finance notamment la lutte contre le Sida", explique Jean-Paul Chapel. Théoriquement, cette taxe est internationale, mais la France est un des rares pays à la prélever. Air France en paye l'essentiel : 64 millions d'euros par an.

Une concurrence déloyale

"Deuxième demande : une baisse des charges provisoires, ce qui s'est déjà fait dans les secteurs en difficulté. Et enfin, syndicats et direction demandent de ne plus accorder aux compagnies du Golfe de nouveaux créneaux d'atterrissage et de décollage en France", ajoute le journaliste de France 2. Ces compagnies reçoivent en effet de leurs propres États des dizaines de milliards de subventions et font donc une concurrence déloyale. L'État ne s'est pas encore prononcé, mais il a intérêt à ce qu'Air France fonctionne, car la compagnie joue un rôle stratégique dans l'économie française.

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Des avions d\'Air France sur le tarmac d\'Orly, le 18 septembre 2014.
Des avions d'Air France sur le tarmac d'Orly, le 18 septembre 2014. (ERIC FEFERBERG / AFP)