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Air France : la majorité des syndicats en appellent au gouvernement pour résoudre le conflit

"Seul un projet industriel fondé sur un développement fédérateur et ambitieux pourra susciter l'adhésion de l'ensemble des salariés d'Air France", estiment les syndicats.

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Un employé d'Air France manifeste, le 15 octobre 2015 à Roissy (Val-d'Oise). (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Ils réclament un "engagement fort". La majorité des syndicats d'Air France ont demandé lundi soir au gouvernement de s'impliquer dans la résolution des difficultés de la compagnie aérienne, selon un communiqué intersyndical. Les signataires estiment aussi que "seul un projet industriel fondé sur un développement fédérateur et ambitieux pourra susciter l'adhésion de l'ensemble des salariés d'Air France", dont l'Etat est actionnaire à 17%.

L'intersyndicale rassemble les syndicats ayant appelé à la grève lundi (CGT, FO et Unsa) et tous les syndicats de navigants représentatifs, pilotes (SNPL et SPAF) comme stewards et hôtesses (Unsa-PNC, Unac et SNPNC). Elle souligne dans un communiqué que la solution aux problèmes de la compagnie sera issue d'une "concertation" entre les organisations syndicales, la direction et "le gouvernement dont les arbitrages sont une des clefs principales pour garantir un avenir" à Air France.

"Un dialogue social consternant"

La compagnie n'est "pas seulement un fleuron industriel mais aussi un vecteur de la culture et de la diplomatie française", estime l'intersyndicale, pour qui "le gouvernement ne saurait se désintéresser de la manière" dont l'entreprise est gérée. "Or, un dialogue social consternant et la succession de plans d'austérité ont fait perdre la maigre confiance que les salariés pouvaient conserver en leurs dirigeants", poursuit l'intersyndicale, à laquelle ne participent ni la CFE-CGC, ni la CFDT.

Les syndicats jugent donc "cruciale" un "engagement fort du gouvernement sur la préservation d'un contexte concurrentiel équitable". Tout en évoquant les salariés qui ont manifesté "pour revendiquer le maintien de l'emploi et du savoir-faire Air France" - "une occasion de battre en brèche les clivages entre catégories de personnel savamment entretenus par la direction d'Air France et ses relais" - , le communiqué ne fait pas mention des violences commises par des manifestants ayant envahi la réunion du comité central d'entreprise (CCE) lundi matin.

Il n'est pas certain que l'Etat donne suite à cet appel. Peu de temps avant le communiqué de l'intersyndicale, le ministre des Transports, Alain Vidalies, a estimé sur Europe 1 que "ce n'est pas au gouvernement de se substituer à la direction" d'Air France.

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