Vinci veut faire payer les péages "gratuits" des "gilets jaunes" : une idée "très incongrue", pour Benjamin Griveaux

Après l'annonce par la société d'autoroute Vinci de faire payer les automobilistes qui ont profité du mouvement des gilets jaunes pour ne pas s'acquitter de leur passage au péage, le porte-parole du gouvernement a invité les cadres dirigeants de la société à "se rendre sur les ronds-points".

franceinfo

Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a critiqué mardi 18 décembre sur franceinfo la volonté du groupe Vinci autoroutes d'envoyer aux automobilistes ayant profité des opérations "péages gratuits" des "gilets jaunes" la facture de leur passage sur l'autoroute, estimant cela "très incongru".

"Ce n'est pas une bonne manière de procéder"

"Je trouve ça très incongru, a réagi Benjamin Griveaux. Ça n'est pas une bonne manière de procéder dans la période, j'invite les cadres dirigeants à se rendre sur les ronds-points et à écouter ce que les Français ont dit." "Ce n'est pas la position officielle du gouvernement, a toutefois précisé le porte-parole de l'exécutif. Vous me demandez ma conviction personnelle, je vous la livre : il faut entendre ce que les Français ont dit.

Le président de la République a réuni beaucoup de patrons à l'Elysée, la semaine dernière, certains ont entendu. Des groupes vont jouer le jeu à plein de la prime exceptionnelle. La croissance n'est juste que si elle est partagée.

Benjamin Griveaux

à franceinfo

Interrogé pour savoir si le gouvernement permettrait au groupe Vinci de consulter le fichier national des plaques d'immatriculation afin de retrouver les automobilistes qui n'ont pas payé, Benjamin Griveaux a botté en touche. "Je ne sais pas quelle sera la position qui sera retenue in fine par le gouvernement mais ma conviction, c'est qu'il faut être bien sourd à ce que nous ont dit les Français depuis des semaines pour procéder de la sorte", a simplement ajouté le porte-parole du gouvernement.

Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, le 18 décembre 2018 sur franceinfo.
Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, le 18 décembre 2018 sur franceinfo. (FRANCEINFO)