VIDEO. Le "gilet jaune" Eric Drouet n'est "pas fréquentable" au yeux de Laurent Berger, qui dit non à la grève du 5 février

Le secrétaire général de la CFDT a déclaré vendredi sur franceinfo "ne pas comprendre le mot d'ordre" de la mobilisation du 5 février, voulue par la CGT et le "gilet jaune" Eric Drouet.

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La CGT a lancé pour le 5 février un appel à la "grève générale". La CFDT ne s'y joint pas, a expliqué le secrétaire général du syndicat, Laurent Berger, invité vendredi 1er février de franceinfo. En particulier, parce que le "gilet jaune" Eric Drouet, soutient l'initiative de la CGT. 

"D'abord, je n'ai pas compris le mot d'ordre. Deuxièmement, il y a de la récupération politique", a estimé le numéro un de la CFDT, citant "l'extrême gauche". "Et troisièmement, il y a M. Drouet qui appelle au même mot d'ordre et je vais vous dire franchement, je ne le trouve pas fréquentable", a-t-il poursuivi. Et je ne crois pas que le syndicalisme a besoin de s'abîmer dans les relations avec ce style de personnes." 

Par ailleurs, interrogé sur ses relations avec Philippe Martinez, son homologue de la CGT, Laurent Berger a précisé communiquer régulièrement. "Lorsqu'on se voit avec Philippe [Martinez], il ne veut pas forcément qu'on le dise, pour son interne. Mais on se voit régulièrement, a-il déclaré. Pas en cachette, parce qu'on assume, mais on se voit plutôt à la CFDT." Les deux leaders syndicaux se sont d'ailleurs vus "début janvier" avec le patron de FO, Yves Veyrier, a précisé Laurent Berger. "Moi, je souhaitais qu'on puisse regarder ce qu'on pouvait faire ensemble sur les salaires dans les entreprises (…) et à la fin, il y avait une liste à la Prévert et c'était forcément une manifestation de rue", a-t-il regretté, à propos de la mobilisation du 5 février.

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, le 1er février 2019.
Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, le 1er février 2019. (RADIO FRANCE / FRANCEINFO)