Sondage : 60% des Français estiment que les quotas d’immigrés seraient une bonne mesure pour la France

C'est Emmanuel Macron qui avait évoqué cette idée dans sa lettre aux Français lançant le grand débat national.

Des migrants se réchauffent autour d\'un brasero et d\'un repas fourni par une association à Saint-Denis en région parisienne.
Des migrants se réchauffent autour d'un brasero et d'un repas fourni par une association à Saint-Denis en région parisienne. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

Une majorité de Français estime que les quotas d'immigrés seraient une bonne mesure pour la France, selon le dernier sondage Odoxa-Dentsu consulting pour franceinfo et Le Figaro publié jeudi 17 janvier. 60% des sondés qualifient les quotas de "bonne mesure" contre 40% qui estiment que c'est une "mauvaise mesure". L'idée de ces quotas a été évoquée par Emmanuel Macron dans sa lettre lançant le grand débat national.

Cette idée n'est pas rejetée en bloc par les partis de gauche, mais elle les divise (46% des sympathisants de la France Insoumise y sont favorables, 52% opposés ; au Parti socialiste c’est du 50-50) tandis qu’elle est très largement approuvée par les sympathisants de La République en marche (74%) et encore plus chez Les Républicains (78%).

Une mesure souvent proposée par la droite

De la même manière et même si Marine Le Pen a déjà proposé des quotas (sous une forme différente) les sympathisants du Rassemblement national se montrent partagés (50% pour, 49% contre), "probablement parce que nombre d’entre eux souhaitent des mesures plus radicales en matière d’immigration", analyse Céline Bracq, la directrice générale de l'institut Odoxa.

Dans sa lettre adressée cette semaine aux Français, Emmanuel Macron a proposé la question suivante : "En matière d’immigration, une fois nos obligations d’asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ?". Cela signifierait que, si la France adoptait cette mesure, le Parlement fixerait chaque année des quotas d’immigrés par nationalité, une mesure souvent proposée par la droite. Elle avait d’ailleurs cherché à introduire le dispositif dans le projet de loi asile et immigration promulgué en septembre 2018, mais le gouvernement l’avait alors jugé infaisable.

*Cette enquête a été réalisée auprès d’un échantillon de 1 000 Français interrogés par internet les 16 et 17 janvier 2019. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas.