Des soldats de Sentinelle mobilisés samedi pour la manifestation des "gilets jaunes" : "les ordres seront suffisamment clairs pour qu'ils n'aient pas d'inquiétude à avoir"

Le gouverneur militaire de Paris, le général Bruno Le ray, explique que les consignes données aux soldats de la force Sentinelle, mobilisée samedi lors de la manifestation des "gilets jaunes", sont "fixées de manière rigoureuse".

RADIO FRANCE / FRANCEINFO

Plusieurs milliers de soldats seront mobilisés, samedi 23 mars, devant plusieurs sites officiels pour la manifestation des "gilets jaunes". Cette présence de l'armée divise la classe politique, mais aussi les militaires. Certains disent "on ne sait pas faire, on n'a pas la formation et on n'a pas les armes" pour faire du maintien de l'ordre. Le gouverneur militaire de Paris répond, vendredi sur franceinfo, que "les ordres seront suffisamment clairs pour qu'ils n'aient pas d'inquiétude à avoir". Le général Bruno Le Ray indique également que "Les consignes des soldats sont fixées de manière rigoureuse".

>>> Lire notre reportage sur des soldats de la force Sentinelle qui s'inquiètent de leur implication dans les prochaines mobilisations des "gilets jaunes"

Les militaires de la force Sentinelle "sont soumis au même cadre légal que les forces de sécurité intérieure", précise le général Bruno Le Ray. Face aux différentes menaces, les soldats "ont différents moyens d'action pour faire face". Les militaires pourront même "aller jusqu'à l'ouverture du feu (...) si leur vie est menacée ou celle des personnes qu'ils défendent".

Toutefois, le gouverneur de Paris précise toutefois qu'"ils donnent des sommations. C'est arrivé par le passé, au Louvre ou à Orly. Ils sont parfaitement à même d'apprécier la nature de la menace et d'y répondre de manière proportionnée".

>>> Retrouver l'intégralité de l'interview du général Bruno Le Ray, gouverneur de Paris

Le gouverneur militaire de Paris, le général Bruno Leray, vendredi 22 mars 2019.
Le gouverneur militaire de Paris, le général Bruno Leray, vendredi 22 mars 2019. (RADIO FRANCE / FRANCEINFO)