Pour Benjamin Griveaux, la plupart des "gilets jaunes" sont "dans une détresse sincère" mais "le gouvernement maîtrise la situation"

Alors que les "gilets jaunes" manifestent ce samedi contre la hausse des taxes sur les carburants, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, évoque des personnes en "détresse sincère" et invite les "3,6 millions de Français concernés" à réclamer leur chèque énergie.

Le porte-parole du gouvernement et secrétaire d\'Etat auprès du Premier ministre, Benjamin Griveaux, en interview dans les studios de France Bleu Pays Basque le 30 novembre 2018.
Le porte-parole du gouvernement et secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, Benjamin Griveaux, en interview dans les studios de France Bleu Pays Basque le 30 novembre 2018. (FRÉDÉRIC FLEUROT / FRANCE-BLEU PAYS BASQUE)

Benjamin Griveaux, qui dit avoir rencontré des "gilets jaunes" il y a deux jours, lors d'un déplacement au Pays basque, décrit "des gens qui étaient sincères, qui n'étaient pas agressifs, qui étaient dans la panade car le 15 du mois ils sont dans le rouge à la banque, parce qu'il leur reste à peine quelques euros à la fin du mois dans la poche, parce qu'ils ne peuvent pas payer des fringues nouvelles à leurs enfants. Ceux-là sont dans une détresse sincère. Ceux-là, on les respecte".

Ce qui n'est pas le cas de ceux qui, dans les rassemblements de ces derniers jours comme aujourd'hui à Paris, profitent de la situation pour provoquer des incidents : "Ceux, minoritaires, qui sont là pour casser, pour taper du flic, pour au fond être dans une attitude agressive et très violente, n'ont pas leur place dans les cortèges ni sur la voie publique. Leur place c'est d'être arrêtés, déférés devant la justice et jugés comme tels".

Le gouvernement maîtrise la situationBenjamin Griveauxà franceinfo

Le porte-parole du gouvernement se veut rassurant et mise sur la pédagogie : "Le gouvernement maîtrise la situation. Vous pouvez compter sur le professionnalisme de nos forces de sécurité et sur le sens des responsabilités de beaucoup de gens qui portent un gilet jaune. C'est difficile d'expliquer ce qu'on est en train de faire, mais il faut prendre le temps de le faire. Un exemple concret : beaucoup de gens que j'ai rencontrés avaient droit au chèque énergie. Ils ne l'avaient pas demandé. C'est 150 euros, ce n'est pas ça qui va régler le problème au niveau global. Mais ce sont des petits pas. chequeenergie.gouv.fr, ça permet de toucher 150 euros aux 3,6 millions de Français concernés", a-t-il poursuivi.

De l'argent disponible pour "les gens qui sont dans la panade"

"On n'attend pas des réponses de court terme du gouvernement. Le gouvernement est là pour fixer le cap, pour donner un horizon. Nous avons mis il y a dix jours 500 millions d'euros sur la table sur le chèque énergie, sur la prime à la conversion, sur les indemnités kilométriques, sur l'accompagnement des gros rouleurs. Il faut que nos administrations permettent à nos concitoyens de s'emparer de ces dispositifs. Sinon ça ne sert à rien de faire des annonces. Cet argent-là est disponible, il est là pour les gens qui sont dans la panade", a conclu Benjamin Griveaux.

L'interview de Benjamin Griveaux
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