Le grand débat national, enjeu crucial pour Macron

La lettre aux Français fait cinq pages. Elle est longue, dense et montre à quel point le grand débat est un enjeu important pour le chef de l'État qui a besoin de retrouver de l'oxygène.

France 3

D'entrée de jeu, dans sa lettre dévoilée dimanche 13 janvier, Emmanuel Macron balise le terrain en disant que ce grand débat n'est "ni une élection ni un référendum". Le président balise aussi le terrain sur la réforme de l'ISF. "Nous ne reviendrons pas sur les mesures prises pour encourager l'investissement". Mais "il n'y a pas de questions interdites", assure-t-il néanmoins.

Il ouvre lui-même de gros chantiers, qui intègre des revendications des "gilets jaunes", comme le recours à la proportionnelle ou la démocratie participative. Les thèmes de la laïcité et l'immigration, écartées jusque-là, apparaissent, en ouvrant la question des quotas.

Débat lancé mardi en Normandie

Danielle Simonnet, députée LFI, a réagi au micro de France 3 : "Il confirme qu'il ne reviendra pas sur les mesures déjà prises donc ce sera : cause toujours de toute façon je ne changerai pas la politique". Réaction également de Laurence Sailliet, porte-parole LR : "Nous ferons tout pour que les choses fonctionnent, mais j'émets quelques doutes quant à la faisabilité de l'affaire".

Emmanuel Macron va lancer le grand débat mardi 15 janvier en Normandie en présence de nombreux maires, qu'il veut mettre au cœur de son dispositif en espérant qu'ils veuillent bien jouer le jeu.

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Une manifestation de \"gilets jaunes\", à Dinan (Côtes-d\'Armor), le 15 décembre 2018. 
Une manifestation de "gilets jaunes", à Dinan (Côtes-d'Armor), le 15 décembre 2018.  (MARTIN BERTRAND / HANS LUCAS / AFP)