Européennes : le "gilet jaune" Christophe Chalençon lance sa liste

Sa rencontre avec Luigi Di Maio, chef de file du Mouvement 5 étoiles et numéro deux du gouvernement italien, avait suscité une crise diplomatique entre la France et l'Italie.

Le \"gilet jaune\" Christophe Chalençon, le 7 décembre 2018 à Paris.
Le "gilet jaune" Christophe Chalençon, le 7 décembre 2018 à Paris. (JACQUES WITT / SIPA)

Il a intitulé sa liste Evolution citoyenne. Christophe Chalençon, le "gilet jaune" dont la rencontre avec le numéro deux du gouvernement italien, avait créé une crise diplomatique entre Paris et Rome, a lancé, samedi 2 mars, sa campagne pour les élections européennes du 26 mai. Il annonce qu'il sera le "porte-parole" de cette liste, dont les places sont à ce jour "toutes vacantes".

"Mes compagnons et moi annonçons aujourd'hui la création d'une bannière de rassemblement, sous laquelle nous invitons à se ranger toutes les énergies désireuses de restaurer l'unité et la grandeur de notre peuple", écrit dans un communiqué Christophe Chalençon, figure controversée qui a appelé à installer un ancien militaire au pouvoir.

"Les européennes sont un moyen et non une fin"

Christophe Chalençon dénonce également les "élites" qui "poursuivent depuis cinquante ans une folle entreprise de destruction de notre pays, qu'elles tentent coûte que coûte de noyer dans l'Europe technocratique et la mondialisation financière." "Les européennes sont un moyen et non une fin", affirme encore le "gilet jaune". "L'aboutissement sera le retour de la souveraineté du peuple en France, comme partout en Europe", ajoute-t-il.

Luigi Di Maio, chef de file du Mouvement 5 étoiles et numéro deux du gouvernement italien, a semé la zizanie en rencontrant début février Christophe Chalençon et d'autres membres d'une liste de "gilets jaunes" créée pour les élections européennes. La rencontre, organisée à l'insu de la tête de liste, Ingrid Levavasseur, avait débouché sur le rappel de l'ambassadeur de France en Italie pendant quelques jours, point culminant d'une tension inédite entre ces deux pays fondateurs de l'Union européenne. Ingrid Levavasseur avait de son côté renoncé à la tête de liste.