La mission du grand débat cherche une solution pour traiter les milliers de doléances et de contributions

Un appel d'offre a été lancé pour désigner une société chargé d'analyser les nombreuses participations à la concertation nationale, voulue par l'exécutif.

Cahier de doléances pour le grand débat national à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), le 24 janvier 2019.
Cahier de doléances pour le grand débat national à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), le 24 janvier 2019. (VALÉRIE MENUT / FRANCE-BLEU PAYS BASQUE)

Des milliers de contributions ont déjà été postées sur le site internet du grand débat national. Les cahiers de doléances devront aussi être pris en compte, ainsi que les comptes rendus des réunions publiques. La question de leur analyse se pose. Un prestataire privé devrait être désigné la semaine prochaine.

Lire toutes les contributions, c'est humainement impossible. La planche de salut, c'est donc l'informatique. Et encore... Du côté de l'Élysée, on l'avoue : il y a un seuil au-delà duquel le volume deviendra très compliqué à gérer. C'est pourquoi, depuis plusieurs jours, la mission du grand débat prospecte. Cette cellule de Matignon reçoit des spécialistes de l'analyse de données, des sondeurs et des laboratoires de recherche. Les noms de sociétés comme Capgemini et OpinionWay circulent sans que les intéressées ne confirment. Pas de chiffres non plus sur le montant sur lequel porte l'appel d'offre. "Quel que soit le coût, nous assumons, c'est celui de la démocratie", dit-on en coulisse.

Un calendrier très serré

Le site granddebat.fr précise que "sous le contrôle et la responsabilité des garants, toutes les contributions seront analysées et restituées au président de la République et au gouvernement après le 15 mars." Certains garants commencent à s'inquiéter de ne toujours pas avoir plus de détails. On leur promet une note ce vendredi. L'entourage des ministres chargés de coordonner l'opération soutient qu'un prestataire sera désigné la semaine prochaine. Quand pourra-t-il rendre sa copie ? "Certainement pas d'un claquement de doigt", dit un observateur, qui finit sa phrase en mimant la brasse coulée. Mais Emmanuel Macron a promis du concret dès la mi-avril. "À la fin du débat, on ne pourra pas dire aux gens 'revenez dans trois mois'", confie un ministre. Comme tous ses collègues, il planche donc, sans attendre les conclusions, sur des propositions. Selon les informations de franceinfo, les cahiers de doléance papier devront être renvoyés à la mission du grand débat avant le 22 février, pour pouvoir être numérisés.