L'exécutif envisage un référendum à questions multiples sur les institutions, selon des parlementaires LREM

Ce référendum pourrait avoir lieu à l'issue du grand débat national et concernerait le vote blanc ou encore la proportionnelle.

Le député de la Vienne Sacha Houlié à l\'Assemblée nationale le 21 novembre 2018.
Le député de la Vienne Sacha Houlié à l'Assemblée nationale le 21 novembre 2018. (MAXPPP)

"Cette piste est à l'étude." L'exécutif étudie l'hypothèse d'un référendum à questions multiples sur les institutions, qui serait une manière de répondre à des demandes des "gilets jaunes". Ce référendum pourrait avoir lieu à l'issue du grand débat national. Les questions envisagées lors de cette consultation concerneraient le vote blanc, la proportionnelle, le cumul des mandats ou encore le nombre de parlementaires, a indiqué le député de la Vienne, Sacha Houlié, mercredi 2 janvier sur LCI.

Le chef de file des sénateurs LREM, François Patriat, soutient également cette idée de référendum sur les institutions, qu'il aimerait voir organisé le jour des élections européennes, le 26 mai, a précisé l'élu de Côte d'Or, confirmant une information du Canard enchaîné. En fin de journée mercredi, Gilles Le Gendre, le patron des députés LREM à l'Assemblée nationale, a néanmoins jugé l'hypothèse de ce référendum prématurée. 

La question de la procédure d'adoption de la réforme est tout à fait secondaire aujourd'hui. La question prioritaire, c'est celle du contenu de la réforme.Gilles Le Gendreà l'AFP

Relancer la réforme des institutions

Lors de son discours devant le Congrès, en juillet 2017, Emmanuel Macron avait déjà évoqué la possibilité de recourir au référendum pour réformer les institutions. Cette hypothèse prend un relief particulier dans le contexte des "gilets jaunes", qui manifestent depuis plusieurs semaines pour demander notamment davantage de démocratie participative, à travers des assemblées citoyennes, l'organisation d'un référendum d'initiative citoyenne (RIC), ou encore la suppression du Sénat. Elle permettrait aussi à l'exécutif de relancer sa réforme des institutions, reportée à plusieurs reprises.