INFO FRANCE BLEU. Environ 40 000 salariés de Renault recevront une "prime Macron"

La prime sera de 300 à 500 euros. Les syndicats s'inquiètent des conséquences sur les négociations salariales annuelles.

Renault va verser une \"prime Macron\" de fin d\'année à ses salariés.
Renault va verser une "prime Macron" de fin d'année à ses salariés. (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)

Le groupe Renault a annoncé à ses salariés qu'ils toucheront une prime exceptionnelle de 500 ou 300 euros en fonction de leurs revenus, révèle France Bleu Normandie vendredi 11 janvier. Cette prime exceptionnelle défiscalisée sera versée par l'entreprise un peu plus d'un mois après les annonces d'Emmanuel Macron pour répondre à la crise des "gilets jaunes", le 10 décembre 2018.

Dans le détail, les salariés qui gagnent moins de 36 000 euros par an toucheront 500 euros et la prime sera de 300 euros pour ceux qui gagnent entre 36 000 et 54 000 euros par an. 80% des salariés et intérimaires du groupe en France toucheront cette prime selon Renault, soit environ 40 000 personnes. 

"Merci aux 'gilets jaunes' !"

La mesure ne convainc pas complètement les syndicats. "500 euros, c'est la moitié du maximum que l'entreprise pouvait donner tout en étant défiscalisée, regrette Nicolas Guermonprez, secrétaire générale CGT à l'usine Renault de Sandouville. Même une entreprise où le premier actionnaire est l'État français a du mal à appliquer les décisions de M. Macron."

Force ouvrière souligne toute de même quelques points positifs. "Le compte n'y est pas, mais c'est quand même une bonne chose d'avoir cette prime, explique Fabien Gloaguen, délégué syndical FO à Sandouville. On peut dire merci aux 'gilets jaunes' ! Et puis nous sommes satisfaits que les intérimaires touchent cette prime, parce que Renault n'était pas obligé de la leur verser."

FO redoute cependant que le versement de cette prime ne remette en question les négociations annuelles à venir sur les salaires et les primes d’intéressement. "Il ne faudrait pas que cet argent que l'on va nous verser empêche des augmentations pour des raisons économiques", conclut Fabien Gloaguen.