"Gilets jaunes" : près de 70 000 salariés sont au chômage partiel à cause de la mobilisation

Selon les derniers chiffres du gouvernement datés du 4 février, que franceinfo et "L'Opinion" se sont procurés, on compterait quelque 70 000 salariés au chômage partiel en raison des mobilisation des "gilets jaunes". Les petites et moyennes entreprises sont les premières concernées.

Une manifestation de \"gilets jaunes\" à Paris le 2 février 2019.
Une manifestation de "gilets jaunes" à Paris le 2 février 2019. (ZAKARIA ABDELKAFI / AFP)

Près de 70 000 salariés sont au chômage partiel en raison de la mobilisation des "gilets jaunes" ce qui représente une facture de près de 40 millions d'euros pour le ministère du Travail, selon les derniers chiffres du gouvernement datés du 4 février que L'Opinion et franceinfo ont pu se procurer et qu'ils révèlent lundi 11 février.

10 000 salariés de plus que début janvier

4 898 entreprises ont déposé une demande d'activité partielle avec pour motif le mouvement des "gilets jaunes", représentant 70 000 salariés, soit 10 000 de plus que début janvier 2019. Les demandes accordées se concentrent sur l'île de La Réunion pour 64,7% des heures autorisées, en Occitanie (près de 10%), dans le Grand-Est (4,15%) et dans les Hauts-de-France (4,4%).

Les petites et moyennes entreprises (PME) sont les premières concernées : 93,3% des requêtes viennent de structures de moins de 50 salariés et 98,5% d'entreprises de moins de 250 salariés, surtout dans le secteur du commerce (plus de 35% des demandes), de la construction (13,9%) et des transports.

L'Etat sollicité de toutes parts pour payer les dégâts

L'État est aussi sollicité de toutes parts pour payer les dégâts sur le mobilier urbain détruit, les chaussées arrachées, les commerces dégradés et pour financer les heures supplémentaires des agents municipaux et communaux mobilisés pour nettoyer après chaque manifestation. L’association France urbaine, qui réunit des élus de tous bords politiques, de Paris, Lyon, Toulouse, Bordeaux, Rennes ou encore Nantes a demandé au Premier ministre Édouard Philippe de la recevoir en urgence.