Dimanche en politique, France 3

VIDEO. "Gilets jaunes" : pour Richard Ferrand, "les combats c'est fini, le débat c'est maintenant"

Richard Ferrand, président de l'Assemblée nationale, était l'invité de "Dimanche en politique", le 16 décembre.

France 3

La fin d'année s'annonce compliquée pour le gouvernement et les parlementaires, qui vont devoir faire rentrer dans la loi toutes les annonces faites par le président de la République pour améliorer le pouvoir d'achat des Français. Des "gilets jaunes" aux nouvelles mesure, le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand répond aux questions de Francis Letellier.

D'abord, à propos du mouvement des "gilets jaunes" : "Il faut prendre acte de ce qui a été porté, mettre à l’œuvre ce que le président de la République a pris comme engagement et qui a apaisé les 'gilets jaunes'", déclare-t-il. Du côté du gouvernement, Christophe Castaner a appelé à libérer les ronds-points. "Ce qui est certain, c'est qu'il n'est plus possible d'entraver la liberté de circulation (...). Les combats c'est fini, le débat c'est maintenant", soutient le président de l'Assemblée nationale.

L'ISF "fait fuir l'investissement"

Dès lundi 17 décembre, les députés vont s'attaquer aux mesures annoncées par le président : 100 euros de plus pour ceux qui sont payés au smic, suppression de la CSG pour les retraités en dessous de 2 000 euros, entre autres. "J'espère bien qu'il n'y aura pas de parlementaires pour faire obstruction à la mise en œuvre de ces mesures", explique-t-il. Des mesures qu'il souhaite adopter rapidement.

Dans les cahiers de doléances des maires ruraux, ce qui ressort est souvent l'ISF, la vaisselle de l'Elysée, la piscine de Brégançon et la limitation de vitesse à 80 km/h, note Francis Letellier. "Quel est le sens de cette mesure sur l'ISF ? En France, nous avons eu pendant des décennies cet impôt, est-ce que ça va mieux ? Non, ça fait fuir l'investissement et si ça fait fuir l'investissement, ça fait fuir l'emploi", défend Richard Ferrand. "La France a gagné la bataille de l'attractivité", complète-t-il.

Le président de l\'Assemblée nationale, Richard Ferrand, le 10 décembre 2018, à Paris.
Le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, le 10 décembre 2018, à Paris. (LUDOVIC MARIN / AFP)