"Gilets jaunes" : polémique sur l’utilisation de LBD dans la riposte policière

L’utilisation du lanceur de balles de défense par les policiers est critiquée dans le contexte du mouvement social des "gilets jaunes." Décryptage.  

FRANCE 3

C’est une arme au centre de toutes les attentions. Le LBD, le lanceur de balles de défense, très utilisé par les forces de l’ordre lors des manifestations des "gilets jaunes." Problème : beaucoup le tiennent pour responsable de blessures graves, comme le samedi 12 janvier à Bordeaux (Gironde). Un homme qui aurait été touché par un tir de LBD a été placé en coma artificiel. Le LBD est une arme controversée. Dans un rapport datant de 2018, le Défenseur des droits alertait sur ses dangers. Aujourd’hui encore, Jacques Toubon demande leur suspension.

Une utilisation théoriquement très encadrée

Quelles sont ses conditions d’utilisation ? L’usage de LBD 40, qui tire des balles en caoutchouc, est théoriquement très encadré. Pour les CRS, interdiction de tirer à moins de dix mètres. Pour les autres forces de police qui utilisent des munitions différentes, la distance minimale est de trois mètres, avec interdiction de viser la tête et les parties génitales. Pourtant, selon franceinfo, en deux mois, 40 personnes auraient été gravement blessées, dont 12 éborgnées.

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Des policiers armés de LBD 40 lors de la journée de mobilisation des \"gilets jaunes\" à Nîmes (Gard), le 12 janvier 2019.
Des policiers armés de LBD 40 lors de la journée de mobilisation des "gilets jaunes" à Nîmes (Gard), le 12 janvier 2019. (PASCAL GUYOT / AFP)