"Gilets jaunes" : les mairies recueillent les doléances pour le débat national

La grande concertation nationale des citoyens démarre mardi 18 décembre jusqu'au 1er mars. Des cahiers de doléances sont déjà ouverts dans certaines mairies, comme à Pussay (Essonne).

France 3

Sur le tableau de bord du maire de Pussay (Essonne), Grégory Courtas, un gilet jaune est mis bien en évidence. Pour ce maire sans étiquette, c'est avant tout un acte citoyen. "Ce n’est pas parce qu'on est maire que l'on a un gros salaire. Un maire d'un village de 2 000 habitants touche 1 200 euros par mois. On est des smicards de la République aussi nous", commente-t-il. Il est à la tête de sa commune depuis dix ans et fait partie des premiers signataires d'un appel, lancé dimanche 16 décembre, par les maires ruraux, qui dénoncent l'iniquité de traitement avec les grandes villes.

"Les villages perdants"

"Les dotations sont en fonction du nombre d'habitants. Comme on est beaucoup moins nombreux au km² que dans les zones urbaines, forcément on est perdant au final alors qu'on a les mêmes problématiques de voiries, d'aménagement", explique-t-il. Un sentiment d'abandon qui est partagé par ses administrés, qui voit d'un bon œil la concertation nationale lancée par Emmanuel Macron. Les élus n'ont pas attendu le gouvernement pour agir. Comme partout en France, des habitants sont venus inscrire leur revendication dans un cahier. Des doléances qui viendront alimenter la grande concertation nationale.

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Des manifestants "gilets jaunes" signent une pétition en faveur d'un référendum populaire réclamant la destitution du président français alors qu'ils participaient à une marche civique au Mans (Sarthe), le 24 novembre 2018. (JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)