"Gilets jaunes" : l'IGPN saisie de 174 enquêtes pour violences policières présumées

"S'il y a eu des fautes, elles seront sanctionnées", a assuré le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. 

L\'IGPN a été saisie de 174 enquêtes sur des violences policières présumées depuis le début du mouvement des \"gilets jaunes\", a annoncé le ministre de l\'Intérieur le 13 mars 2019. 
L'IGPN a été saisie de 174 enquêtes sur des violences policières présumées depuis le début du mouvement des "gilets jaunes", a annoncé le ministre de l'Intérieur le 13 mars 2019.  (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

L'inspection générale de la police (IGPN), la police des polices, a été saisie par la justice de 174 affaires de violences policières présumées lors de manifestations des "gilets jaunes", a affirmé Christophe Castaner, mercredi 13 mars. "Il y a 174 enquêtes en tout. Systématiquement quand il y a un signalement il est étudié et ensuite il peut faire l'objet d'une enquête placée sous l'autorité d'un magistrat", a déclaré le ministre de l'Intérieur à BFMTV. "S'il y a eu des fautes, elles seront sanctionnées", a ajouté Christophe Castaner.

Depuis le début du mouvement des "gilets jaunes" le 17 novembre 2018, certaines modalités du maintien de l'ordre et en particulier l'usage de tirs de lanceurs de balle de défense considérés comme des armes de force intermédiaire font l'objet de vives critiques de la part de manifestants, partis politiques et de militants des libertés publiques. Dans son rapport 2018 rendu public mardi, le Défenseur des droits Jacques Toubon a une nouvelle fois demandé la suspension du recours aux lanceurs de balles de défense (LBD), en raison de leur "dangerosité".