"Gilets jaunes" : face à la violence et aux blocages, ils ne veulent plus manifester

Même si leurs problèmes ne sont pas réglés, trois "gilets jaunes" ont expliqué aux équipes de France 2 pourquoi ils ont décidé de cesser les manifestations.

FRANCE 2

Ils viennent de Strasbourg (Bas-Rhin), Montpellier (Hérault) et Palavas-les-Flots (Hérault). Trois "gilets jaunes" de la première heure ont décidé d'arrêter la mobilisation. À 67 ans, Christiane Beau est retraitée. Pour elle, être "gilet jaune" c'était lutter contre l'injustice sociale, elle a partagé ce combat pendant deux mois avec son mari. Aujourd'hui, elle ne comprend plus les blocages. "On peut faire des manifestations auprès du gouvernement, mais on n'embête pas le travailleur", estime l'ancienne manifestante de Palavas-les-Flots.

"Ce n'est plus possible"

A Montpellier, Sophie Rubé, 57 ans et en recherche d'emploi, venait quotidiennement sur un rond-point. Un jour de janvier, elle s'est lassée. "S'ils manifestent avec de la violence, des dégradations, ce n'est plus possible", déplore -t-elle.

Près de Strasbourg, Abel Ouali est un ancien commerçant de 55 ans. Meurtri par toute cette brutalité, il a pris ses distances avec le mouvement il y a deux semaines. Tous les mercredis, il manifeste désormais avec sa fille devant le Parlement européen pour la transition écologique.

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Des manifestants du mouvement des \"gilets jaunes\" à Paris, le 2 mars 2019.
Des manifestants du mouvement des "gilets jaunes" à Paris, le 2 mars 2019. (KARINE PIERRE / AFP)