Gilets jaunes : deux poids, deux mesures avec les violences policières ?

Les gilets jaunes vont débuter samedi 1er juin l'acte 29 de leur contestation débutée en novembre 2018. Ils dénoncent un traitement plus laxiste des violences policières qui seraient "étouffées". Le point dans le 20 Heures.

Coup de matraques, tirs de balles de défense. Les policiers se sont rendus auteurs de certaines violences en marge des samedis de contestation des gilets jaunes depuis novembre 2018. La cour européenne des droits de l'Homme a même rappelé à la France que les enquêtes visant les forces de l'ordre doivent être "rapides, effectives et impartiales."

Prise de parole du procureur de la République de Paris

Une situation tendue qui a favorisé la sortie médiatique du procureur de la République de Paris. "Je veux être très clair : il n'y a aucune volonté de ma part d'éluder ces violences ou de les minimiser", détaillait le 31 mai Remi Heitz dans Le Parisien. Depuis le début du mouvement, 264 enquêtes ont été ouvertes à en croire les chiffres du ministère de l'Intérieur. Parmi elles, 249 concernent la police et 15 la gendarmerie. A ce jour, aucun des policiers visés par ces enquêtes n'a été suspendu ou mis en examen.

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Des policiers armés de LBD le 11 mai 2019 à Nantes, lors d\'une manifestation de \"gilets jaunes\".
Des policiers armés de LBD le 11 mai 2019 à Nantes, lors d'une manifestation de "gilets jaunes". (SEBASTIEN SALOM-GOMIS / AFP)