"Gilets jaunes" : des échauffourées éclatent entre manifestants et forces de l'ordre à Toulouse

Ripostant parfois à des jets de projectiles, les forces de l'ordre ont toute l'après-midi noyé des rues commerçantes sous d'épais nuages de gaz lacrymogène.

Des \"gilets jaunes\" manifestent à Toulouse, le 12 octobre 2019.
Des "gilets jaunes" manifestent à Toulouse, le 12 octobre 2019. (MAXPPP)

Elle est désignée "capitale nationale" de la mobilisation pour cette 48e journée. Des échauffourées ont éclaté samedi 12 octobre lors de la manifestation non-déclarée des "gilets jaunes" à Toulouse. Il était difficile d'évaluer le nombre de manifestants dans la Ville rose puisque le défilé n'a duré que quelques minutes, avant sa dispersion en petits groupes de dizaines ou centaines de personnes dans les artères du centre-ville. Ripostant parfois à des jets de projectiles, les forces de l'ordre ont toute l'après-midi noyé des rues commerçantes sous d'épais nuages de gaz lacrymogène. Elles ont indiqué avoir interpellé 17 personnes.

Des manifestations dans plusieurs villes

Ailleurs dans le pays, des manifestants ont également battu le pavé. A Paris, environ 200 personnes ont défilé entre Bastille et la Porte Maillot dans le calme. A Metz, quelque 500 personnes, selon la police, ont manifesté dans le centre-ville. Sur des chasubles fluo, on pouvait lire : "Je suis pacifiste" ou "Ils ont la police, on a la peau dure". A Bordeaux, environ 150 personnes selon la police, dont à peine une dizaine portant un "gilet jaune", ont marché. A Lille encore, une centaine de manifestants ont défilé. "Quand l'injustice devient loi, la résistance est un devoir", pouvait-on lire sur une pancarte.