Forces de l'ordre : l'usage du lanceur de balles de défense maintenu

À la veille d'une nouvelle mobilisation des "gilets jaunes", le Conseil d'État valide l'utilisation du lanceur de balles de défense (LBD), pourtant très controversée.

FRANCE 2

Les forces de l'ordre pourront continuer à utiliser leurs armes dites LBD, les lanceurs de balles de défense. C'est la décision que vient de rendre le Conseil d'État, vendredi 1er févier, saisi par plusieurs syndicats, par la Ligue des droits de l'Homme et par une avocate qui défend plusieurs blessés par des LBD. Selon elle, l'utilisation de ces armes est injustifiée, mais la plus haute juridiction administrative vient de lui donner tort. "Le rejet est très décevant puisque le Conseil d'État invalide le fait que, quand des manifestants sont blessés en simple manifestation, ça n'empêche pas la police de faire usage du LBD 40", se désole Marie-Sophie Mazas, l'avocate de "gilets jaunes" blessés.

36 enquêtes judiciaires ciblent l'usage du LBD

Les forces de l'ordre, quant à elle, saluent la décision du Conseil d'État. Selon elles, le LBD est indispensable pour éviter les corps-à-corps, ou les tirs à balles réelles lorsqu'elles sont la cible de cocktails Molotov, de pavés ou de boules de pétanque. "C'est un soulagement pour les policiers et surtout on espère que cela va mettre fin à tous ces recours", assure Stanislas Gaudon, du syndicat Alliance police nationale. La Ligue des droits de l'Homme conteste la décision, elle va saisir le Conseil constitutionnel. Depuis le début du mouvement des "gilets jaunes", il y a eu 37 924 manifestations, 9 228 tirs de LBD, 116 enquêtes judiciaires, dont 36 pour le LBD.

Le JT
Les autres sujets du JT
Un policier avec un lanceur de balles de défense (LBD) à Paris, le 26 janvier 2019.
Un policier avec un lanceur de balles de défense (LBD) à Paris, le 26 janvier 2019. (ZAKARIA ABDELKAFI / AFP)