Eric Drouet, figure des "gilets jaunes", visé par une enquête après son appel à "rentrer" dans l'Elysée

Ce membre des "gilets jaunes" sera entendu pour "préciser la portée des propos qu'il a tenus".

La figure des \"gilets jaunes\" Eric Drouet (centre), lors d\'une manifestation à Paris, le 17 novembre 2018.
La figure des "gilets jaunes" Eric Drouet (centre), lors d'une manifestation à Paris, le 17 novembre 2018. (CHRISTOPHE PETIT TESSON / EPA / AFP)

Le parquet de Paris a ouvert, vendredi 7 décembre, une enquête pour "provocation à la commission d'un crime ou d'un délit" et "organisation d'une manifestation illicite" visant l'un des initiateurs du mouvement des "gilets jaunes", Eric Drouet. Le parquet a reçu jeudi un signalement du préfet de police de Paris concernant une interview du "gilet jaune" sur BFMTV. Eric Drouet sera entendu dans le cadre de ces investigations et devra "préciser la portée des propos qu'il a tenus", a indiqué une source proche de l'enquête.

Alors qu'on lui demandait, dans une interview diffusée mercredi 5 décembre sur BFMTV, ce qu'il comptait faire une fois devant l'Elysée, lors de la journée de manifestation prévue samedi, il avait répondu "on rentre dedans".

"C'était plutôt pour le symbole"

Dans une vidéo postée jeudi sur Facebook, le "gilet jaune" se défend d'avoir appelé à commettre des violences. "Je vois tout ce qui se dit comme quoi je serais un anarchiste, je voudrais remettre les choses au clair, dit-il. Je n'ai jamais dit que je voulais aller à l'Elysée pour tout casser mais pour se faire entendre. Les seuls interlocuteurs qu'on a, ce sont des ministres, le Premier ministre ou des secrétaires d'Etat mais jamais le président. Donc c'était plutôt pour le symbole."

A la veille de l'"acte IV" du mouvement des "gilets jaunes", le gouvernement a décidé de déployer un dispositif "exceptionnel", avec 89 000 membres des forces de l'ordre mobilisés dans tout le pays, dont 8 000 à Paris, pour tenter d'éviter les mêmes scènes d'émeutes que le samedi 1er décembre.