Champs-Élysées : le dispositif de sécurité pose question

Au vu du bilan des manifestations du samedi 16 mars, le dispositif de sécurité était-il suffisant ? Les forces de l'ordre ont semblé avoir été dépassées par les événements.

FRANCE 2

C'était la crainte des autorités : la présence dès le début des manifestations du samedi 16 mars de groupes violents venus pour en découdre avec les forces de l'ordre. Durant la journée, des casseurs ont pu se livrer assez facilement à des pillages et allumer des incendies. Selon le ministère de l'Intérieur, 5 000 policiers étaient mobilisés pour le samedi 16 mars, contre 8 000 le 8 décembre et 4 600 pour le 1er décembre, lorsque l'Arc de Triomphe avait été saccagé.

Canons à eau et gaz lacrymogène

Concernant l'emploi des armes, les forces de l'ordre ont largement utilisé des canons à eau et des grenades lacrymogènes. Mais concernant les grenades de désencerclement et les lanceurs de balles de défense, l'équipement était différent des autres semaines : les cartouches étaient moins puissantes et donc "moins précises" selon un membre du syndicat Alliance police nationale, et inefficaces, car en face, "les black-blocs étaient suréquipés avec du matériel de protection."

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Des manifestants, pour beaucoup habillés de noir, participent à une journée de mobilisaton des \"gilets jaunes\" à Paris, le 16 mars 2019.
Des manifestants, pour beaucoup habillés de noir, participent à une journée de mobilisaton des "gilets jaunes" à Paris, le 16 mars 2019. (VALENTINE ZELER / HANS LUCAS / AFP)