Affrontements en Ardèche : Emmanuel Macron doit prendre des "décisions éminentes dans les deux jours" pour les "gilets jaunes", selon le maire du Pouzin

Alain Martin a réagi lundi sur franceinfo, alors que sa commune a été le théâtre d'échauffourées entre casseurs et forces de l'ordre samedi.

La manifestation des \"gilets jaunes\" a dégénéré au Pouzin, en Ardèche, samedi 1er décembre 2018.
La manifestation des "gilets jaunes" a dégénéré au Pouzin, en Ardèche, samedi 1er décembre 2018. (ST?PHANE MARC / MAXPPP)

Emmanuel Macron doit prendre des "décisions éminentes dans les deux jours" pour les "gilets jaunes", a réclamé sur franceinfo lundi 3 décembre Alain Martin, le maire du Pouzin, commune de 3 000 habitants en Ardèche où se sont déroulés des affrontements samedi entre gendarmes et casseurs. 19 personnes ont été blessées lors de ces violences. "Trois ou quatre personnes sont toujours en garde à vue", a indiqué l'élu.

Désemparé

Deux jours après les faits, Alain Martin semble désemparé et ne s'explique pas cette violence : "On est une commune hyper calme tout au long de l’année". La commune est un axe routier où il y a beaucoup de circulation. "Je suis maire depuis de nombreuses années, on connaît ma commune sur un plan industriel et sportif, mais pas sur ce genre de manifestation, mais sur une très petite commune, c’est très contraignant pour nous", a-t-il ajouté.

"Les revendications des 'gilets jaunes', on les conçoit, il n'y a pas de soucis de ce côté-là", a poursuivi le maire qui pointe du doigt la responsabilité des personnes venues de "l’extérieur du département juste pour casser et dégrader."

On en a pour plusieurs milliers d’euros de dégâts. Moralement, c’est un peu compliquéAlain Martin, maire du Pouzinà franceinfo

"Si j’avais l’occasion de parler au président Macron, je lui dirais de prendre des décisions dans les deux jours à venir. J’attends des mesures concrètes, parce que nous on bataille", a déclaré le maire du Pouzin. Il espère que le gouvernement va prendre "deux ou trois mesures adéquates" pour calmer la colère des "gilets jaunes", parce que pour les petites communes, "si ça se reproduit [ces violences] on va perdre le fil", a conclu Alain Martin.