14-Juillet : 282 interpellations dans toute la France, la majorité à Paris

Des échauffourées ont opposé des "gilets jaunes" mais aussi des supporters de l'équipe algérienne de football aux forces de l'ordre.

La joie des supporters de l\'équipe de football algérienne qualifiée pour la finale de la CAN a occasionné quelques débordements le 14-juillet, notamment à Paris.
La joie des supporters de l'équipe de football algérienne qualifiée pour la finale de la CAN a occasionné quelques débordements le 14-juillet, notamment à Paris. (ZAKARIA ABDELKAFI / AFP)

282 interpellations ont eu lieu dans la soirée de dimanche 14 juillet et dans la nuit de dimanche à lundi dans toute la France, en majorité à Paris où l’on en dénombre 169, selon le ministère de l'Intérieur. 249 personnes ont été placées en garde à vue. Ces interpellations ont eu lieu dans un contexte particulier : fête nationale, manifestations de "gilets jaunes" lors du défilé militaire à Paris et qualification de l'Algérie pour la finale de la Coupe d'Afrique des Nations, fêtée par ses supporters dans plusieurs villes de France. Une victoire en demi-finale 2 buts à 1 face au Nigéria, marquée par quelques heurts principalement à Paris, Marseille et Lyon.

Lundi matin, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner a remercié sur Twitter les forces de l'ordre pour leur "réactivité" et leur "professionnalisme" :

Des interpellations aussi à Lyon et Marseille

A Paris, "le bilan global de la nuit est de 169 arrestations", précise la préfecture de police, sans que l'on puisse distinguer ce qui relève des débordements en marge des festivités du 14-Juillet de ceux liés à la victoire algérienne. Les échauffourées se sont concentrées dans le secteur des Champs-Élysées avec des trottinettes et poubelles brûlées et des bouteilles lancées sur les forces de l'ordre. Les CRS et les gendarmes mobiles ont dispersé la foule en faisant usage de gaz lacrymogènes. 

Dans le Rhône, il y a eu 150 interventions : des face-à-face entre jeunes et policiers et des voitures incendiées à Lyon et dans les villes voisines de Vaulx-en-Velin, Vénissieux, Bron et Villeurbanne.

A Marseille, les échauffourées se sont concentrées autour de la porte d'Aix et du côté de Belsunce où beaucoup d'abris-bus ont été brisés. Les CRS et gendarmes mobiles ont été la cible de jets de bouteilles, de pierres et autres projectiles. Ils ont répondu avec des tirs de grenades lacrymogènes.

Quelques incidents ont également été répertoriés à Roubaix et Grenoble, des fumigènes et des barricades à Avignon. Dans certaines villes comme Saint-Etienne où 3 000 supporters sont descendus dans la rue crier leur joie, tout s'est en revanche passé dans le calme.