Entretien des ponts : le retour de l'écotaxe ?

Le drame survenu à Gênes (Italie) relance le débat en France, sur le financement des infrastructures routières. Faut-il réactiver la fameuse écotaxe ?

France 2

Après l'effondrement du viaduc à Gênes (Italie), l'écotaxe est à nouveau discutée en France. Ils jalonnent toujours les autoroutes françaises : 140 portiques devaient servir à collecter l'écotaxe, mais n'ont jamais été mis en service. Pourtant aujourd'hui, certains voudraient les utiliser pour financer l'entretien des routes françaises. Pour Dominique Buissereau, l'ancien ministre des Transports, "si l'écotaxe existe aujourd'hui, ce seraient 4 milliards d'euros disponibles aussi bien pour le ferroviaire que pour le routier".

"On ne refera pas d'écotaxe"

Cette taxe sur les poids lourds avait déclenché un vent de contestation dans tout le pays. Les transporteurs devaient payer en fonction de la distance parcourue sur le territoire. Mais la révolte des bonnets rouges avait contraint le gouvernement de l'époque à reculer à l'automne 2013. Il avait ensuite instauré une taxe sur les carburants pour le remplacer. Aujourd'hui, les bonnets rouges s'opposent catégoriquement à un retour de l'écotaxe. Côté gouvernement, la position n'a pas changé. Le retour de l'écotaxe n'est pas à l'ordre du jour. "On ne refera pas d'écotaxe", avait affirmé l'actuelle ministre des Transports Elisabeth Borne sur le plateau de franceinfo. Selon le rapport, le coût de l'entretien des routes avoisinerait les 1,3 milliards d'euros par an. L'État débourse aujourd'hui 700 millions.

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Un portique écotaxe sur l\'autoroute A25 près d\'Armentières (Nord), en 2013.
Un portique écotaxe sur l'autoroute A25 près d'Armentières (Nord), en 2013. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)