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Le gouvernement donne son accord de principe à une reprise des chantiers navals STX de Saint-Nazaire par l'italien Fincantieri

Le français DCNS aurait environ 12% du capital, l'Etat français 33% et Fincantieri environ 48%, a précisé le secrétaire d'Etat en charge de l'Industrie, Christophe Sirugue. 

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Vue aérienne des chantiers navals STX à Saint-Nazaire, le 20 décembre 2014. (JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP)

Le scénario d'une nationalisation est écarté. Le gouvernement annonce, jeudi 6 avril, avoir donné son accord de principe à une reprise des chantiers navals STX de Saint-Nazaire par l'italien Fincantieri. Le Français DCNS aurait environ 12% du capital, l'Etat français 33% et Fincantieri environ 48%, a précisé le secrétaire d'Etat en charge de l'Industrie, Christophe Sirugue. 

L'Etat, qui détient 33% du capital de STX France, conservera un droit de veto, a déclaré le secrétaire d'Etat à l'Industrie, Christophe Sirugue, lors d'une conférence de presse. La nationalisation des chantiers avait été envisagée en dernier recours par le gouvernement pour éviter que Fincantieri ne s'empare de la majorité de STX.

Des craintes chez les syndicats

Le journal Le Monde avait fait état, plus tôt dans la journée, d'une reprise des chantiers navals par l'italien Fincantieri. Des informations auxquelles avaient réagi des syndicats de STX. Pour Sébastien Benoit, secrétaire général CGT à STX, "il n'y a aucune garantie sur le maintien des emplois et un vrai plan d'embauche massif aux chantiers, comme c'est nécessaire, ni sur les investissements industriels".

Nathalie Durand-Prinborgne du syndicat FO, estime que ce montage "est une nationalisation italienne déguisée", car Fincantieri est contrôlée à 75% par l'Etat italien. "Cela ne nous convient absolument pas, ça ravive les craintes des salariés et que nous avons sur les carnets de commandes, les emplois en doublon", chez les deux groupes de construction navale, a-t-elle ajouté.

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