Développement des pistes cyclables, apprentissage à l'école : le gouvernement veut tripler la part du vélo dans les déplacements d'ici 2024

Le plan, présenté vendredi par le Premier ministre Édouard Philippe, prévoit un fonds doté de 350 millions d'euros sur sept ans, soit 50 millions par an.

Dans son plan vélo, le gouvernement souhaite notamment augmenter le nombre de pistes cyclables.
Dans son plan vélo, le gouvernement souhaite notamment augmenter le nombre de pistes cyclables. (FREDERIC CHARMEUX / MAXPPP)

Le gouvernement va consacrer un fonds de 350 millions d'euros sur sept ans pour tripler la part du vélo dans les déplacements d'ici 2024, selon les informations de franceinfo. Il s'agit du plan vélo qui est présenté vendredi 14 septembre par le Premier ministre à Angers (Maine-et-Loire) avec un budget très éloigné de ce qu'espéraient les associations.

Le plan vélo du gouvernement prévoit 25 mesures destinées à faire passer la part du vélo dans les déplacements de 3% à 9%. La priorité du gouvernement est d'agrandir le réseau de pistes cyclables. Il s'agit par exemple de permettre d'aider les collectivités locales à financer des tunnels pour les vélos sous les rocades ou les échangeurs d'autoroute.

Forfait mobilité

Un forfait mobilité sera institué pour tout employé de l'État qui ira travailler à vélo. Dès 2020, il recevra 200 euros d'indemnisation par an. Pour les salariés du privé, ce sera au bon vouloir de l'entreprise. Les indemnités seront exonérées de toute cotisation sociale, assure le gouvernement. Mais il n'y aura pas de caractère obligatoire comme cela l'est pour le Pass Navigo en Île-de-France par exemple.

Le plan prévoit également un marquage obligatoire sur le cadre des vélos pour lutter contre les trop nombreux vols. Pour les vélos neufs, ce marquage sera obligatoire pour les vendeurs. Pour les vélos d'occasion, ce sera à la charge des usagers. 

Pas d'aide à l'achat d'un vélo

Parmi les mesures annoncées figure aussi l'obligation de réserver une zone aux vélos à chaque feu tricolore. Les collectivités auront dix ans pour se mettre en conformité, mais aucun dispositif de sanction n'est prévu. Là où les élus locaux l'estimeront faisable, le double sens cyclable devra être généralisé sur les routes à 50 km/h. Enfin un apprentissage dès l'école primaire sera instauré, pour que tout élève qui entre en sixième soit autonome sur un vélo.

En revanche, le plan vélo ne prévoit pas de dispositif d'aide aux particuliers pour l'achat d'une bicyclette.