Montagne : le cri d'alarme des loueurs de ski

La fermeture des remontées mécaniques représente un important manque à gagner pour les magasins de sport d'hiver. Les loueurs de ski n'ont pas été administrativement fermés, ils ne bénéficient donc pas des aides de l'État.

France 3

La neige est au rendez-vous dans la station Les Arcs 1 600 en Savoie, mais les touristes se font désirer. Avec la fermeture des remontées mécaniques, seuls 15% des habitués ont fait le déplacement. Ces derniers s'essaient au ski de fond, mais cela ne suffit pas à faire vivre les commerces. Dans une tribune, les propriétaires de magasins lancent un cri d'alerte : ils affichent une perte de leur chiffre d'affaires de l'ordre de 95%.

"Zéro euro de chiffre d'affaires"

"J'ai une quarantaine de saisonniers. Trois bossent, tous les autres sont en chômage partiel [...]. Il y a des jours où j'ai fait zéro euro de chiffre d'affaires. Ce week-end aurait dû être un des plus gros week-ends de la saison, c'est désertique !", s'inquiète Francis Charbonnel, président du groupe Snow performances. L'État a promis des aides, jusque 200 000 euros avec le fonds de solidarité et un prêt garanti, mais David Giraud, président du groupe Skishop, reste très pessimiste sur la crise : "On est en danger de bilan ! On a été les premiers à subir le Covid avec la fermeture au 15 mars, on a perdu six semaines d'activité, c'est des millions d'euros". 

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Une remontée mécanique au Grand Tourmalet (Hautes-Pyrénées), le 9 décembre 2020.
Une remontée mécanique au Grand Tourmalet (Hautes-Pyrénées), le 9 décembre 2020. (MATTHIEU RONDEL / HANS LUCAS / AFP)