Les salaires des jeunes diplômés en forte baisse depuis 2000

Leurs rémunérations moyennes ont chuté de 15%, selon une étude de la Conférence des grandes écoles.

Le forum des grandes écoles d\'ingénieurs de Rhône-Alpes, à Villeurbanne (Rhône), le 9 mars 2005.
Le forum des grandes écoles d'ingénieurs de Rhône-Alpes, à Villeurbanne (Rhône), le 9 mars 2005. (MAXPPP)

Des salaires en chute libre. Les rémunérations moyennes des jeunes diplômés ont diminué de 15% depuis 2000, selon l'étude annuelle de la Conférence des grandes écoles (CGE) sur leur insertion, publiée mardi 18 juin et citée par Les Echos dans son édition de mercredi. La baisse est de 11% pour les ingénieurs.

Si les primes sont exclues des rémunérations prises en compte, "leur ajout ne permet pas de retrouver le niveau 'hors primes' de 2000", précise l'étude de la CGE, association qui regroupe plus de 200 grandes écoles françaises. "Les 35 771 euros perçus en 2013 en moyenne en France, en incluant les primes, ne correspondent qu'à une rémunération de 28 504 euros constants de 2000, bien inférieurs aux 30 000 euros sans les primes que percevaient les diplômés cette année-là", détaille cette enquête.

Pourquoi une telle baisse ? Pour le nouveau président de la CGE, Philippe Jamet, cet affaiblissement s'explique par la loi de l'offre et de la demande. "La demande d'ingénieurs notamment est décroissante dans les secteurs industriels et marchands en France, ce qui entraîne mécaniquement une décroissance des salaires", indique-t-il aux Echos.