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Le gouvernement persiste et signe sur sa prévision de croissance

Malgré les prévisions pessimistes de l'OCDE, Valérie Pécresse et François Baroin ont réaffirmé anticiper une croissance de 1% en 2012.

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France Télévisions
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Le ministre de l'Economie, François Baroin, et la ministre du Budget, Valérie Pécresse, à l'Elysée, à Paris, le 7 novembre 2011. (FRANCOIS GUILLOT / AFP)

Le gouvernement veut y croire. Quelques heures après la publication par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) d'une prévision de croissance de 0,3 % pour 2012, la ministre du Budget, Valérie Pécresse, et le ministre de l'Economie, François Baroin, tablent toujours mardi 29 novembre sur une croissance à 1 %.

• L'OCDE, "pessimiste" selon le gouvernement

"Les prévisionnistes partagent avec les météorologues et les cartomanciennes [un] fort degré d'incertitude." Interrogé mardi sur France Info, le ministre de l'Economie n'a pas hésité à se montrer piquant pour commenter les annonces de l'OCDE.

Invitée des "4 Vérités" le même jour sur France 2, la ministre du Budget a elle aussi voulu modérer l'impact de la prévision de l'OCDE, la plus pessimiste publiée à ce jour : "Nous avons des prévisions de toute sorte, la Commission européenne nous met à 0,6 %, le FMI à 1,4 %, l'OCDE est plus pessimiste, nous avons une prévision de croissance à 1 %." 

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Quant aux mesures d'austérité prônées par l'OCDE, Valérie Pécresse a affirmé rester sur les engagements du gouvernement : "Il n'y aura pas de troisième plan de rigueur."

• Pas de nouveau plan de rigueur, mais "des marges de manœuvre"

Le gouvernement a expliqué bénéficier de "marges de manœuvres" en cas de baisse des recettes, inévitable si la croissance se révèle plus faible que prévu. "Nous avons des prévisions budgétaires pour 2012 qui nous permettent de faire face à un ralentissement économique", a assuré François Baroin. Sur France Info, il a précisé que ces marges s'élevaient à "six milliards" d'euros, contre 8 milliards d'euros d'économies supplémentaires recommandés par l'OCDE. 

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