Procès France Télécom : peine maximale requise contre les ex-dirigeants

Vendredi 5 juillet, dix ans après plusieurs suicides de salariés, les dirigeants de France Télécom risquent la peine maximale. Un harcèlement érigé comme une stratégie par la direction de l'époque.

France 3

Les familles de victimes sont reparties émues et bouleversées à l'issue du verdict du parquet de Paris. À l'issue d'un réquisitoire de plus de cinq heures, ce dernier a requis vendredi 5 juillet les peines maximales contre les patrons de France Télécom. "Il faut que la peur change de camp. Il faut que ces personnes-là cessent de se sentir impunies, qu’eux ne puissent plus jamais recommencer et que les mêmes qui font les mêmes choses ailleurs ne puissent pas le faire. Il faut qu'ils sachent qu'ils risquent la prison", détaille Raphaêl Louvradoux, dont le père s'est suicidé en 2011.

 

Le harcèlement comme stratégie d'entreprise

Le harcèlement était érigé comme une stratégie d'entreprise lors de cette vague de suicides qui s'est déroulée entre 2008 et 2009. "La démonstration a été faite d'une politique qui a été conçue au plus niveau et qui avait pour objectif de déstabiliser les gens", détaille Me Sylvie Topaloff, avocate des parties civiles. Au cœur du procès, les méthodes de gestion du personnel de France Télécom à la fin des années 2000 qui auraient provoqué 19 suicides.

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Didier Lombard, alors président de France Télécom, le 9 juin 2010 à Paris.
Didier Lombard, alors président de France Télécom, le 9 juin 2010 à Paris. (ERIC PIERMONT / AFP)