Rassemblements du 1er mai : des cortèges séparés pour des syndicats divisés

Contrairement à 2002, les rassemblements très politiques de ce 1er mai n'ont pas d'unité. Pas de front républicain, mais des cortèges séparés.

France 2

D'un côté la CFDT, de l'autre la CGT et FO, deux cortèges et deux camps divisés pour ces rassemblements du 1er mai. Faire barrage au Front national, c'est le mot d'ordre de la CGT, mais pas d'appel à voter pour Emmanuel Macron. "Aucune voix ne doit aller au Front national, et en même temps il faut des mesures sociales importantes pour en finir avec la politique d'austérité", a déclaré Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. La CFDT, elle, appelle clairement à voter pour le candidat d'"En marche !".

Certains militants CGT appellent à l'abstention

Dans les cortèges, des manifestants souvent tiraillés. Du côté de la CGT, certains voteront, à regret disent-ils, pour Emmanuel Macron. "C'est pas mon candidat mais y'a un moment où il faut s'unir contre le candidat de la haine", assure une manifestante. Mais certains militants CGT s'y refusent. "Ni peste ni choléra", c'est leur slogan. Ils appellent à s'abstenir. Une position dénoncée par la direction de la CGT. Aujourd'hui, environ 30 000 personnes ont défilé à Paris selon la police, 80 000 selon les syndicats.

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Manifestation du 1er mai en 2013 à Rennes.
Manifestation du 1er mai en 2013 à Rennes. (DAMIEN MEYER / AFP)