Manifestations du 1er-Mai à Paris : "On sécurisera comme à l'habitude", selon la responsable de la CGT pour l'Île-de-France

Le cortège de la CGT partira mercredi à 14h30 de Montparnasse pour atteindre la place d'Italie, a rappelé mardi sur franceinfo la secrétaire générale de l'union régionale Île-de-France .

Lors de la manifestation du 1er-Mai, en 2016, à Rennes (France).
Lors de la manifestation du 1er-Mai, en 2016, à Rennes (France). (DAMIEN MEYER / AFP)

À la veille des manifestations du 1er-Mai, la secrétaire générale de l'union régionale Île-de-France CGT s'est dite surprise de la volonté du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner de s'appuyer sur les organisations syndicales pour que cette journée se passe pacifiquement. "Je ne savais pas que les organisations syndicales étaient maintenant les supplétifs du pouvoir ou des forces de l'ordre", a réagi Valérie Lesage, mardi 30 avril sur franceinfo. "J'en suis la première étonnée", a-t-elle ajouté. "Comme d'habitude", le cortège de la CGT défilera "de manière pacifique avec nos cortèges habituels", a assuré Valérie Lesage. "On sécurisera comme à l'habitude". Le cortège de la CGT partira mercredi "à 14h30 de Montparnasse pour atteindre la place d'Italie".

Il y a "toujours un risque"

Face au risque de violence que fait peser la présence de black blocs soulignée par le ministre, Valérie Lesage a reconnu qu'il y avait "toujours un risque. C'est aussi toutes les annonces alarmantes qui font monter ces peurs pour certains (...) C'est toujours le jeu médiatique qui fait que le focus, s'il y a violence, sera mis sur les violences et non pas sur le reste", a regretté la représentante de la CGT. "On va installer la sécurisation du carré de tête. On va comme d'habitude avoir des camarades tout au long du cortège pour éviter tout débordement", a précisé Valérie Lesage.

La secrétaire générale de l'Union régionale Île-de-France CGT préfère souligner la "détermination à manifester" des Français, qui veulent "se faire entendre d'un gouvernement qui, pour l'instant, refuse toute écoute des revendications qui sont légitimes chez les salariés, dans toute la population" sur les questions de "pouvoir d'achat, de salaire, de retraites, de services publics".

Le défilé du 1er-Mai, c'est le lieu où "toutes les solidarités internationales peuvent s'exprimer et où toutes les revendications peuvent l'être aussi", a insisté Valérie Lesage.