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"On est là pour changer le monde" : À Berlin, 60 000 personnes boycottent le Black Friday

À l'appel de "Fridays for future", mouvement de grève étudiante en faveur du climat, des milliers d'Allemands opposés au Black Friday se sont rassemblés à Berlin, vendredi 29 novembre.

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Radio France
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Environ 60 000 personnes réunies pour demander au gouvernement allemand d'aller plus vite et plus loin pour protéger le climat, porte de Brandebourg à Berlin (Allemagne), venredi 29 novembre 2019. (LUDOVIC PIEDTENU / RADIO FRANCE)

Ils étaient 60 000, soucieux de l'avenir de la planète, rassemblés à l'emblématique Porte de Brandebourg à Berlin pour protester contre le Black Friday, vendredi 29 novembre, à l'appel de "Fridays for Future", mouvement de grève étudiante pour le climat, inspiré par Greta Thunberg.

Pour ces manifestants qui boycottent le "vendredi noir" des promotions, il est hors de question de sur-consommer : "On doit arrêter avec cette consommation de masse. On n’a pas besoin de toutes ces choses, on n’a pas besoin du tout dernier ordinateur portable ou du dernier téléphone", lance Clara, 21 ans, pour qui "on n'a pas besoin de posséder plus pour être heureux."


D'après "Fridays for fututre", 630 000 personnes ont manifesté dans plus de 500 villes en Allemagne, ce vendredi. Cette façon d’être et de faire est très en vogue à Berlin et dans une large partie de la société allemande pour qui la préoccupation climatique est la première de toutes et où la prise de conscience est bien réelle.

À 17 ans, Léa fait attention à chacun de ses gestes.

Ce Black Friday va à l’encontre de mes convictions. Je pense que c’est important d’avoir conscience, quand on manifeste ici, qu'on doit changer notre façon de vivre. On est là pour changer le monde.

Léa, 17 ans

Quelques jours avant l’ouverture de la conférence pour le climat à Madrid, ces "Fridays for Future" demandent une action plus rapide et plus forte au gouvernement allemand. Quang Paasch est l’un des porte-parole du mouvement. Il appelle à une politique différente qui ne serait pas en permanence à la recherche de la croissance économique. 

Il y a des tas de gens qui ont assez d’argent, d’autres qui en gagnent encore plus. Et puis il y a une autre partie qui veut s’offrir le luxe que les autres ont et qui voit ce Black Friday comme un moyen d'y arriver. Il faut sortir de cet individualisme.

Quang Paasch, porte-parole de "Fridays for Future"

Cela va faire bientôt un an que ces jeunes manifestent chaque vendredi, sans que le mouvement ne faiblisse. D'autres actions se sont déroulées en Europe, même si l'ampleur était inférieure à la dernière mobilisation mondiale en septembre. En Allemagne, ils étaient 1,4 million à se mobiliser face au réchauffement climatique.

Le reportage de Ludovic Piedtenu, correspondant en Allemagne
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