Réforme des retraites : les gagnants et les perdants de l'âge pivot

Le Premier ministre assure que l'âge pivot est nécessaire pour l'équilibre des comptes tout en constituant un progrès social. Il permettrait selon lui à 25% de ceux qui partent à la retraite de le faire plus tôt. Alors de qui parle-t-il ? Seront-ils tous gagnants ?

France 2

L'âge pivot à 64 ans est-il vraiment un progrès social comme l'affirme le gouvernement ? Et surtout qui seront les gagnants et les perdants ? Selon Matignon, 25% des Français qui partent à la retraite le font après 64 ans, soit 159 000 personnes. Ceux pour qui le départ est à 67 ans représentent 102 000 personnes. Pour la majorité, ces deux catégories seront gagnantes avec la nouvelle réforme. "Aujourd'hui, 170 000 femmes doivent attendre chaque année leurs 67 ans pour pouvoir prendre une retraite à taux plein et pouvoir partir à la retraite. Avec l'âge pivot à 64 ans, elles auront la possibilité de partir 3 années plus tôt", précise Aurore Bergé, députée LREM des Yvelines.

44% des retraités perdants ?

Mais 44% des retraités, soit près d'un retraité sur deux, partent actuellement à 62 ans. Eux seront perdants et auront un malus s'ils partent au même âge avec la réforme. Une idée inenvisageable pour la CFDT. Le syndicat a même lancé une pétition sur internet pour s'opposer à cet âge d'équilibre.

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Le Premier ministre, Edouard Philippe, ouvre une réunion sur la réforme des retraites, avec notamment le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, le 18 décembre 2019 à l'hôtel Matignon, à Paris. (THOMAS SAMSON / AFP)