Mobilisation contre la réforme des retraites : "Ici les gens sont plus engagés", applaudissent des travailleurs étrangers installés en France

Dans leur pays, l'âge de départ dépasse largement les 64 ans. Alors qu'une 12e journée d'action a lieu jeudi 13 avril, des expatriés expliquent pourquoi ils soutiennent le mouvement de contestation français.
Article rédigé par France Info - Louison Leroy
Radio France
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Temps de lecture : 1 min
Des opposants à la réforme des retraites brandissent des pancartes et des drapeaux lors d'une manifestation contre la loi du gouvernement, à Nantes, le 6 avril 2023. (LOIC VENANCE / AFP)

C’est la pause déjeuner dans ce square fleuri du centre de la capitale. Conseiller pédagogique à l'Université américaine de Paris, Wester déguste un sandwich au beurre de cacahuète. Ce citoyen américain soutient la contestation contre la réforme des retraite. "J’aurais aimé qu’on se batte pour nos retraites aux Etats-Unis comme vous le faites ici. Ils prennent deux ans aujourd’hui mais plus tard ce sera trois ans, puis quatre", explique-t-il à la veille d'une 12e journée de mobilisation.

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"Deux ans de plus c’est déjà énorme. On peut très vite perdre la santé et ne plus pouvoir profiter de ses petits-enfants par exemple".

Wester, Américain installé à Paris

à franceinfo

Sur le banc d'à côté, les conversations se font en allemand. Mais c'est dans un français impeccable que Sabine Bauer, installée en France depuis 30 ans, évoque le système de retraite en vigueur outre-Rhin. "En Allemagne on travaille jusqu'à 67 ans. Avec la réforme [des retraites française], je partirai à 64 ans au lieu de 62, regrette-t-elle. Cela ne me plaît pas mais je n'irai pas manifester pour autant. C'est mon côté allemand".

Malgré son "côté suédois", Franzés, la vingtaine, admire les journées de mobilisation en France… Cette Suédoise enchaîne les petits contrats à Paris pendant son année de césure. "Ici les gens sont plus engagés, ils vont en manifestation, constate-t-elle. C’est mieux parce qu’en Suède, pour les gens c’est un peu 'métro-boulot-dodo'." Un jour, dit-elle, elle s’installera en France. Franzés espère ne pas avoir à travailler jusqu’à 67 ans, comme en Suède.

La mobilisation contre la réforme des retraites vue par des travailleurs étrangers : reportage de Louison Leroy

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