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Manifestations contre la réforme des retraites : "On va monter en puissance", prédit Marie Buisson, de la CGT

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Article rédigé par franceinfo
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En attendant la nouvelle journée de mobilisation du 31 janvier, la la secrétaire générale de la Ferc-CGT, promet "tout un tas d'actions" qui vont être décidées par "les assemblées générales dans les entreprises".

Après "le succès" des manifestations qui ont réuni "deux millions" de personnes (1,1 million selon le ministère de l'Intérieur) jeudi 19 janvier à travers la France, la secrétaire générale de la Ferc-CGT Marie Buisson assure ce vendredi sur franceinfo que la mobilisation "va monter en puissance". La candidate à la succession de Philippe Martinez à la tête du syndicat précise que "tout un tas d'actions" auront lieu jusqu'aux "grandes manifestations" du 31 janvier prochain. Marie Buisson évoque d'éventuelles grèves reconductibles dans les transports et les raffineries : "On verra dans les prochains jours ce qui va se dessiner."

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"On ne s'arrêtera pas jusqu'au retrait de la réforme", prévient en tout cas la secrétaire générale de la Fédération de l'éducation, de la recherche et de la culture à la CGT. "En plus, on souhaite la retraite à 60 ans pour toutes et tous." Elle dénonce une "forme de provocation" d'Emmanuel Macron et du gouvernement qui n'a "pas entendu", estime-t-elle, les manifestants et affirmait dès jeudi soir que "la mobilisation ne change pas le projet".

"C'est un gouvernement qui a besoin qu'on parle fort pour nous entendre, poursuit Marie Buisson. Contrairement à ce que croit Monsieur Macron, il ne peut pas diriger le pays tout seul. Il y a un certain nombre de ministres et de patrons qui, à un moment, vont peut-être trouver la grève longue. C'est ça le rapport de force".

"Si on va jusqu'au blocage, la responsabilité en incombera totalement au gouvernement."

Marie Buisson

à franceinfo

Jeudi soir, à l'issu des manifestations qui ont eu lieu un peu partout en France, l'intersyndicale a annoncé une prochaine journée de grève interprofessionnelle le 31 janvier. "On espère être aussi nombreux" que ce 19 janvier, explique Marie Buisson qui veut "continuer à mobiliser et convaincre que cette réforme est mauvaise". D'ici là, "il y a tout un tas d'actions" qui vont être décidées par "les assemblées générales dans les entreprises", précise-t-elle.

"Nos militants vont réunir les salariés, débattre avec eux et, à partir des remontées du terrain, ils vont proposer des actions plus locales, des rassemblements locaux, des débats", explique la secrétaire générale de la Ferc-CGT. "L'objectif, c'est d'avoir des grèves massives", quitte à bloquer les transports, l'énergie et toute l'économie même si le syndicat préfère une mobilisation de l'ensemble des secteurs.

Retourner "à la rencontre des parlementaires"

"Nous, on pense que comme tout le monde prend deux ans, tout le monde doit se mobiliser, défend Marie Buisson. Après, ce n'est pas à la direction de la CGT ni des autres syndicats de décider. C'est dans les assemblées générales des travailleurs et travailleuses que vont se décider les suites du mouvement."

La syndicaliste ne ferme pas non plus la porte à un retour de la CGT à la table des négociations avec le gouvernement mais, jusqu'ici, "ce n'étaient pas des négociations mais des concertations", regrette-t-elle. "On nous dit ce que le gouvernement va faire, on écoute, on dit qu'on n'est pas d'accord, et puis après, le gouvernement présente le texte qu'il avait prévu au départ." Elle indique par ailleurs que les syndicats vont également retourner à la "rencontre des parlementaires pendant la période qui s'ouvre à l'Assemblée". "Mais ça ne se jouera pas qu'à l'Assemblée. Il faut peser aussi dans la rue pour faire reculer le gouvernement."

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