"Avant d'être respectueux, encore faut-il être respecté", répond le syndicat de policiers Alliance au ministre de l'Intérieur

Christophe Castaner avait rappelé les forces de l'ordre à leur devoir d'"exemplarité" et à leur "éthique" lors de ses voeux.

Police nationale (Photo d\'illustration).
Police nationale (Photo d'illustration). (GEORGES GOBET / AFP)

"Bien sûr que les policiers sont respectueux. Mais avant d'être respectueux, encore faut-il être respecté", réagit mardi 14 janvier sur franceinfo Benoît Barret, secrétaire national Alliance en charge de la province, après les déclarations lundi du ministre de l'Intérieur. Lors de ses voeux à la police nationale, après une nouvelle vague de violences policières, Christophe Castaner a rappelé les forces de l'ordre à leur devoir d'"exemplarité" et à leur "éthique".

"La profession de policier est la plus surveillée"

"Personne ne peut tolérer les violences. Mais dans la grande majorité des cas, elles sont effectuées dans le cadre de l'exécution de la force publique", assure le syndicaliste. "Croire aujourd'hui qu'on peut interpeller quelqu'un sans employer la force publique, c'est mal connaître la société. Vous croyez qu'un délinquant se laisse faire ?", questionne-t-il.

"La profession de policier est la plus surveillée. On est surveillé tant du point de vue administratif que du point de vue judiciaire", assure Benoît Barret. Depuis la manifestation de jeudi 9 janvier contre la réforme des retraites, trois enquêtes ont été ouvertes par le parquet de Paris et confiées à l'IGPN. Cela s'ajoute à la mort d'un livreur à Paris le 3 janvier dernier, après un contrôle routier controversé.

On entend toujours parler des conséquences des actions de police, mais on ne parle jamais des causes.Benoît Barret, secrétaire national Allianceà franceinfo

"Tout le monde a vu que, depuis un an et demi, les collègues sont fatigués, usés. Cela fait plus d'un an que les collègues sont sur le pont tous les week-ends, sur le pont des violences dans les manifestations, sur le pont du terrorisme, d'une délinquance croissante dans les quartiers", s'insurge le syndicaliste."