Lancement de Free Mobile : le dénouement approche

Avant le 12 janvier, le fournisseur d'accès à Internet doit lancer son offre de téléphonie mobile et devenir le 4e opérateur du secteur en France. En attendant l'annonce officielle, FTVi rassemble pour vous les dernières informations et rumeurs.

Boutique Free à Rouen (Seine-Maritime) le 19 décembre 2011.
Boutique Free à Rouen (Seine-Maritime) le 19 décembre 2011. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Est-on tout proche du dénouement ? La fusée Free Mobile va-t-elle enfin décoller ? Avant le 12 janvier, le fournisseur d'accès à Internet doit lancer son offre de téléphonie mobile et devenir le 4opérateur du secteur en France.

En attendant l'annonce officielle, très peu d'informations ont filtré sur les offres, alors que dans le même temps le groupe distille savamment sur la Toile des indices pour entretenir le suspens. FTVi rassemble pour vous les dernières informations et rumeurs :

• Ce que l'on sait

Le nouveau venu est ambitieux et compte s'arroger 25 % du marché à terme, indiquent Les Echos. Pour ce faire, Xavier Niel, le patron de Free, affirme que les offres vont "diviser tous les prix des forfaits (des concurrents) par deux". Viser et attaquer Orange, Bouygues Telecom et SFR est l'un de ses plaisirs. Dans cette vidéo d'itweb.tv, il s'étonne que les dirigeants des opérateurs historiques n'aient pas encore diminué "leur train de vie" pour s'aligner sur ses offres :




Pour réussir, l'opérateur s'appuie sur son réseau qui couvre actuellement plus de 27 % de la population française. Un internaute s'est même amusé à réaliser une carte de la couverture du réseau Free. Le reste sera couvert après signature d'un accord avec Orange.

Les relations avec les clients passeront par des boutiques, une nouveauté pour l'opérateur. Entre 100 à 200 magasins devraient ainsi ouvrir dans toute la France selon Le Nouvel Obsqui pense également connaître le futur logo de la marque.

Toujours conçernant la distribution, selon le site Forfait Free (créé par des internautes) l'opérateur a retenu Chronopost et les relais pickup pour distribuer les mobiles à ses futurs clients.

Enfin pour gérer les relations avec les clients, trois nouveaux centres ont été ouverts précise Libération, deux en région parisienne, un à Bordeaux et un autre à Marseille pour un recrutement total de près de 2 500 personnes.

• Ce que l'on ignore…

…est le plus important : les prix. Le secret est précieusement gardé. Même les employés du groupe n'ont pas été mis au parfum et, selon Libérationqui citait Xavier Niel le 4 novembre 2011, Il y a seulement "quatre personnes dans la confidence".

En attendant, les internautes et possibles futurs clients gambergent. Le site TooSur Too publie ainsi une grille de forfaits hypothétique.

• Le mystère comme stratégie de communication

Ce mystère qui entoure le lancement de Free Mobile fait évidemment partie du plan de communication du groupe. Free est allé jusqu'à monter le site live.free.fr, où l'on peut voir une une fusée (en référence au premier tweet de Xavier Niel).

C'est sur cette page que pourrait avoir lieu la présentation en direct, imagine le site des "futurs utilisateurs de Free Mobile"FreeMobileAsso. Le dessin a régulièrement changé avec l'apparition de mystérieux chiffres et d'une course entre internautes pour le déchiffrer. D'abord couchée, elle est debout, comme parée au décollage, depuis moins de 24 heures.

D'autres internautes ont découvert en surfant sur leboncoin.fr qu'"une grande enseigne de téléphonie" cherche des personnes chargées de faire de la promotion pour le 7 janvier. Le jour du lancement de Free Mobile ? Là encore, mystère.

• Les concurrents contre-attaquent

"La mamie du Cantal n'a pas besoin de la même offre qu'un geek à Paris." C'est ainsi que Stéphane Richard, PDG de France Télécom, évoque sa contre-attaque. Lundi 2 janvier, il a présenté dans Le Figaro "tout un arsenal de ripostes commerciales prêtes pour répondre très rapidement aux offres de Free".

A l'image de Sosh, sa marque low-cost qui s'adresse aux jeunes, lancée début octobre. Autre argument de poids : la 4G, la téléphonie de quatrième génération, pour laquelle Free n'a pas été retenue, Orange espère faire partie des "premiers à la lancer".

SFR n'est pas en reste. Frank Esser a dévoilé fin septembre dans Le Figaro son offre Red. Cette gamme de quatre forfaits entre 12 et 34 euros est proposée uniquement sur le web et sans mobile subventionné, "mais avec toute la qualité de service de SFR". L'opérateur mise sur son vaste réseau pour faire face au nouveau venu.  

Mais selon L'Express, c'est Bouygues Telecom "le plus vulnérable". L'opérateur historique a donc lancé l'offre en ligne B&You, à 24,90 euros, sans téléphone subventionné. "B&You marche clairement sur les codes de Free, issus du monde de l'internet, a prévenu le 7 décembre le directeur général de Bouygues Telecom, Olivier Roussat.

Xavier Niel fait durer le plaisir

Pour le dirigeant d'Iliad, la maison mère de Free, la défense de ses futurs rivaux est "naïve, car c'est toujours l'opérateur le moins cher qui attire les autres vers son prix".

Persuadé que son arrivée sur le marché va constituer une "révolution tarifaire", Xavier Niel profite donc de ces derniers jours pour semer le trouble chez ses concurrents et faire monter l'attente chez les consommateurs.