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Prix de l'eau : des écarts considérables en France

Une étude de la Confédération générale du logement (CGL) montre que le prix du mètre cube peut connaître des écarts de un à huit.

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Ouvrir le robinet n'a pas le même coût d'un département à l'autre, en France, souligne une étude de la CGL, mardi 10 décembre 2013. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

Les Français ne sont pas égaux face au prix de l'eau. Une étude de la Confédération générale du logement (CGL), publiée mardi 10 décembre, relève des écarts considérables d'un département à l'autre, et parfois même entre des localités voisines.

"L'examen des 6 328 prix recensés dans les départements métropolitains et d'outre-mer est édifiant : la disparité et le niveau élevé d'un grand nombre de prix sont devenus la règle, ils entraînent de grandes injustices entre les consommateurs", souligne l'association de consommateurs. Elle dénonce une "jungle" des prix.

Ainsi, le m3 (assainissement inclus) s'élève à 4,15 euros en moyenne nationale (2,06 euros hors assainissement). Mais l'étude note un écart de 1 à 2 entre départements pour les tarifs avec assainissement (5,72 euros en moyenne dans le Tarn, contre 2,92 euros dans la Haute-Vienne), et de 1 à 3, assainissement exclu, (3,5 euros en Ille-et-Vilaine contre 1,1 dans l'Ariège).

La CGL veut une harmonisation progressive des prix

Les écarts constatés peuvent être encore plus importants entre les communes, parfois même à l'intérieur d'un même département, souligne la CGL. Les extrêmes vont ainsi de 9,86 euros le m3 (avec assainissement) dans une commune de Seine-et-Marne contre 1,21 euro dans une des Pyrénées-Orientales. Soit un écart de 1 à 8.

"Des prix moyens départementaux qui varient du simple au triple, (...) des écarts très importants au sein d'un même département voire entre communes voisines, des prix élevés dans beaucoup d'endroits, une France rurale qui paie son eau plus chère, des grandes villes qui tirent leur épingle du jeu, telle est la situation des prix de l'eau en France", résume la CGL.

L'organisation de défense des consommateurs, qui dénonce par ailleurs la complexité des grilles tarifaires et des modes de facturation, plaide pour une harmonisation progressive des tarifs, en suivant l'exemple de certains départements ou groupements de communes, à l'instar de l'agglomération de Nantes.

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