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Partie serrée entre Athènes et Berlin

La partie est de plus en plus serrée entre Athènes, qui a fait jeudi des concessions pour obtenir la prolongation de son financement international, et Berlin qui les juge largement insuffisantes tout en laissant la porte entrouverte pour un compromis.
Article rédigé par France Info
Radio France
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  (Le gouvernement grec d'Alexis Tsipras a envoyé sa demande d'extension de l'accord d'assistance financière, examinée ce vendredi © Maxppp)

 Les positions se raidissent, négociées à la marge à grands renforts d’annonce avant le dernier round, vendredi. Jeudi, le gouvernement grec a envoyé sa demande d'extension de l'accord d'assistance financière que ses créanciers européens le sommaient d'accepter avant la fin de la semaine. Elle sera négociée pied à pied vendredi lors d'une réunion de l'Eurogroupe, la troisième en moins de dix jours.

La Grèce abandonne l’idée d’un accord-relais

Le jeu de "ping-pong" entre Athènes et Berlin s'est poursuivi toute la journée de jeudi. Dans sa lettre, le gouvernement de gauche radicale accepte finalement de demander une "extension" du programme de prêt en cours (alors qu'il avait longtemps plaidé pour le remplacer par un nouvel "accord-relais" temporaire de quatre à six mois), et accepte la "supervision" de l’UE, la BCE et du FMI, ses créanciers. En s’engageant à s'abstenir "de toute action unilatérale qui saperait les objectifs budgétaires, la reprise économique et la stabilité financière" en proposant une certaine "flexibilité" permettant de revenir sur l'austérité.

Une base de négociation

Outre-Rhin, la réponse n'a pas tardé : le ministère des Finances du conservateur Wolfgang Schäuble, a sèchement rejeté la demande de la Grèce, estimant qu'elle ne répondait pas aux critères fixés. Rebondissement dans la soirée : le ministre de l'Economie, le social-démocrate Sigmar Gabriel, a jugé qu'elle représentait "une base de négociations". Parmi les "critères" de Berlin figurent l'engagement à ne pas détricoter les réformes déjà engagées, à ne pas mettre sur les rails de nouvelles réformes qui pèseraient sur les finances publiques grecques ou encore un engagement d'Athènes à rembourser tous ses créanciers.

Un accord transitoire vendredi ?

Pour le vice-Premier ministre grec, Ioannis Dragasakis, "toutes les conditions nécessaires " sont réunies "pour arriver vendredi à un accord transitoire et mutuellement utile ". Mais "en cas de refus de ce grand effort, chacun doit assumer ses responsabilités ", a-t-il mis en garde.

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