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Allocations familiales : Copé dénonce une "nouvelle augmentation d'impôt"

Le patron de l'UMP dénonce la réforme de la politique familiale à l'étude au gouvernement. François Hollande a annoncé que les arbitrages devaient être pris dimanche à ce sujet.

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France Télévisions
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Jean-François Copé à l'Assemblée nationale (Paris) le 21 mai 2013. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

L'opposition n'entend pas lâcher du lest sur la baisse des allocations familiales, envisagée par le gouvernement. Le président de l'UMP, Jean-François Copé, dénonce dimanche 2 juin dans une interview à La Provence "une nouvelle augmentation d'impôt contraire aux engagements de François Hollande"

François Hollande a expliqué qu'il trancherait dimanche avec Jean-Marc Ayrault entre les deux pistes proposées pour ramener à l'équilibre la branche famille de la sécurité sociale : soit un plafonnement des allocations familiales en fonction des revenus, soit une modification du quotient familial, qui permet aux familles de voir baisser leur impôt en fonction du nombre d'enfants. L'arbitrage de l'exécutif doit être officialisé lundi.

"Une entaille au caractère universel de la politique familiale"

Mais pour Jean-François Copé, "l'une ou l'autre [des mesures] constituerait une entaille incroyable au caractère universel de la politique familiale alors qu'elle est efficace. Une fois encore, le gouvernement cherche à faire entrer dans la catégorie des riches une classe moyenne supérieure qui contribue par son travail à la réussite de notre pays", affirme le patron de l'UMP.

La réforme annoncée de la politique familiale irrite particulièrement la droite, très attachée à l'universalité des allocations familiales. Mais Jean-François Copé assure que la question va au-delà. "François Hollande a prétendu avoir augmenté les impôts pour réduire les déficits. Mais en réalité, ils ont servi à financer des dépenses supplémentaires", explique-t-il. "C'est une imposture que les Français dénoncent."

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