Selon Reporters sans frontières, 488 journalistes sont emprisonnés dans le monde en 2021, un record

"Depuis 1995, le nombre de journalistes emprisonnés n'avait été aussi élevé", constate l'ONG de défense de la liberté de la presse. Cette hausse exceptionnelle est "le fait de trois pays" : la Birmanie, la Biélorussie et la Chine.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Un rassemblement en soutien au journaliste Olivier Dubois, le 8 juin 2021, retenu depuis le 8 avril au Mali.  (JACOPO LANDI / HANS LUCAS / AFP)

Un nombre record de 488 professionnels des médias sont emprisonnés dans le monde, déplore Reporters sans frontières (RSF) dans son bilan annuel publié jeudi 16 décembre. "Jamais depuis la création du bilan annuel de RSF en 1995 le nombre de journalistes emprisonnés n'avait été aussi élevé", constate l'ONG de défense de la liberté de la presse dans un communiqué. 

Cette hausse exceptionnelle du nombre de journalistes emprisonnés, de l'ordre de 20% en un an, "est principalement le fait de trois pays", à savoir la Birmanie, la Biélorussie et la Chine, dont la loi de sécurité nationale imposée en 2020 à Hong Kong a provoqué une augmentation en flèche des détentions de journalistes dans ce territoire, pointe Reporters sans frontières.

"Jamais non plus RSF n'avait recensé autant de femmes journalistes détenues", au total 60, soit un tiers de plus qu'en 2020, note l'ONG. Si les hommes représentent toujours l'essentiel des journalistes emprisonnés dans le monde (87,7%), la Biélorussie est le pays qui a mis sous les verrous plus de femmes journalistes (17) que de confrères masculins (15).

46 morts dont 65% d'assassinats 

En revanche, le nombre de journalistes et professionnels des médias tués, avec 46 morts, a atteint son niveau le plus bas en 20 ans, constate RSF. "Cette tendance à la baisse, qui s'est accentuée depuis 2016, s'explique notamment par l'évolution des conflits régionaux (Syrie, Irak et Yémen) et la stabilisation des fronts après les années 2012 et 2016, particulièrement meurtrières", commente l'ONG dans son communiqué.

La majorité de ces morts sont des assassinats : "65% des tués sont sciemment ciblés et éliminés", dénonce l'association. Mexique et Afghanistan demeurent encore cette année les deux pays les plus dangereux pour les journalistes, avec respectivement 7 et 6 tués, suivis du Yémen et de l'Inde en troisième place, avec 4 journalistes tués chacun.

Comment permettre à chacun de mieux s'informer ?

Participez à la consultation initiée dans le cadre du projet européen De facto sur la plateforme Make.org. Franceinfo en est le partenaire

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Médias

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.