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Radio France : les dépenses de Mathieu Gallet ne sont pas "anormales", selon l'IGF

L'Inspection générale des finances a livré ses conclusions lundi dans un rapport qui visait à analyser les dépenses liées notamment à la rénovation du nouveau bureau du PDG de l'entreprise publique.

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France Télévisions
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Mathieu Gallet, le président de Radio France, le 8 avril 2015 à l'Assemblée nationale à Paris. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Mathieu Gallet est blanchi. Dans un rapport (PDF) rendu lundi 20 avril, l'Inspection générale des finances (IGF) estime que les dépenses du PDG de Radio France, liées notamment à la rénovation de son bureau et le contrat de communication conclu entre Radio France et Denis Pingaud, pour un montant de 90 000 euros, ne présentent pas "de caractère anormal ou disproportionné par leur nature ou leur montant".

Ce rapport pourrait donner à Mathieu Gallet les coudées plus franches pour négocier le contrat d'objectifs et de moyens, qui lie l'entreprise à l'Etat.

Que reprochait-on à Mathieu Gallet ?

Le 18 mars, le Canard enchaîné a révélé que la somme de 105 000 euros avait été dépensée pour rénover le bureau de Mathieu Gallet. Cette révélation avait semé le trouble au sein de Radio France. A cette époque, la grève au sein de la Maison ronde, qui a duré 28 jours, venait à peine de débuter.

D'autres griefs se sont ajoutés à cette première information. L'hebdomadaire satirique a pointé, dans une autre édition, les 90 000 euros annuels dépensés pour que le PDG de Radio France bénéficie des services d'un conseiller en communication. D'autres médias ont évoqué le changement de véhicule de fonction de Mathieu Gallet.

Quelles sont les conclusions de l'IGF ?

Concernant la rénovation du bureau, le rapport de l'IGF confirme que cette décision était antérieure à l'arrivée de Mathieu Gallet arrivée, qui date de mai 2014, même s'il "aurait cependant pu envisager de suspendre leur exécution comme il l'a lui-même reconnu". Les inspecteurs soulignent n'avoir pu établir avec certitude l'origine de cette décision.

Pour le deuxième grief, la mission estime que le contrat en stratégie de communication n'est pas inhabituel pour Radio France, "ni par son contenu, ni par ses modalités de passation". Le nouveau PDG y a, de plus, apporté des "améliorations" qui témoignent "de la progression des procédures internes" à l'œuvre depuis 2012, souligne-t-elle.

De même, le rapport souligne que le changement de véhicule du président de Radio France avait été prévu dès 2013 et qu'il "s'inscrit dans les règles de l'entreprise".

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