Cet article date de plus de neuf ans.

Processus de paix au Proche-Orient : le calendrier de Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy a rencontré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président américain Barack Obama pour tenter de trouver un compromis susceptible d'empêcher que la demande de reconnaissance d'un Etat palestinien entraîne un blocage du processus de paix au Proche-Orient. Le président français envisage un accord entre Israéliens et Palestiniens dans un an.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
 (Radio France © France Info)

Alors que le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas souhaite demander vendredi à l’Organisation des Nations Unies la reconnaissance d’un Etat Palestinien, Nicolas Sarkozy s'est inquiété des conséquences de ce coup de force.
_ "Qui pourrait douter qu’un veto au Conseil de Sécurité risquerait d’engendrer un cycle de violence au Proche-Orient ?" , s'est interrogé le président de la République à la tribune des nations unies. En effet les Etats-Unis risquent de rejeter cette proposition.

Nicolas Sarkozy a donc proposé un statut "intermédiaire (...) d'Etat observateur" à l'ONU pour les Palestiniens (comme celui du Vatican). Et le président est ambitieux : il offre un calendrier... d'un an pour parvenir à "un accord définitif" de paix avec Israël.
_ "Cessons de croire qu'un seul pays ou un petit groupe de pays peuvent
résoudre un problème d'une telle complexité", a-t-il lancé devant l'Assemblée générale de l'ONU, dans une critique implicite du parrainage américain des efforts pour mettre fin au conflit au Proche-Orient.

Le président français en a aussi profité pour rappeler le rôle de l'Europe. Le processus de paix israélo-palestinien, "après tant d'échecs", ne peut pas se passer de l'Europe a précisé Nicolas Sarkozy, proposant que la France accueille cet automne une conférence des donateurs.

Enfin Nicolas Sarkozy n'a pas hésité à s'adresser directement aux Israéliens. "Ecoutez ce que criait la jeunesse des printemps arabes. Ils criaient Vive la liberté !, ils ne criaient pas A bas Israël!", a-t-il lancé. "Vous ne pouvez pas rester immobiles alors que ce vent de liberté et de démocratie souffle dans votre région" . On attend donc désormais la réponse des intéressés.

Caroline Caldier, avec agences

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.