Cet article date de plus d'onze ans.

Pour ses 2 ans, Slate a tenu une conférence de presse jeudi matin à Paris, avenue Matignon (standing oblige...)

Parmi les annonces du pure player : le lancement de SlateAfrique, mais aussi de Wikipol (en collaboration avec l'école de journalisme de sciences po).Comme d'autres, Slate.fr compte sur 2012 pour doper son audience (100.000 lecteurs revendiqués par jour).
Article rédigé par
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 1 min.
 

Parmi les annonces du pure player : le lancement de SlateAfrique, mais aussi de Wikipol (en collaboration avec l'école de journalisme de sciences po).

Comme d'autres, Slate.fr compte sur 2012 pour doper son audience (100.000 lecteurs revendiqués par jour).

Objectif de "Wikipol" (qui se veut, on l'a compris, "un Wikipedia" de la présidentielle) : devenir "une "Bible" qui recensera à terme les "1000 qui vont faire l"élection présidentielle".

Wikipol compte 150 noms
Wikipol compte, en ce jour de naissance,150 noms plus ou moins documentés (les fiches de Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, Alain Minc ou Anne Méaux sont pour l'instant plus fournies que celle de Jean-Luc Mélenchon...), mais devrait s'étoffer rapidement.

1,6 millions d'euros de CA escomptés en 2011
Lors de cette conférence de presse, le patron de Slate.fr (et ancien directeur du Monde), Jean-Marie Colombani, a aussi dévoilé le chiffre d"affaires du pure player : 400.000 euros en 2009, 800.000 en 2010, 1,6 millions prévus en 2011. "On gagnera un peu d"argent en 2012", a affirmé Eric Leser, autre fondateur de Slate.fr.

Les recettes viennent majoritairement de la publicité. Mais aussi de la vente de contenus, qui représente 20 à 30% du chiffre d"affaires (notons que sur ce marché de vente de contenus, le libéral Slate a essentiellement pour clients des sociétés publiques ou ex-publiques : Orange, Pôle emploi et la SNCF).

Public : un lectorat CSP +
Slate avoue vouloir attirer comme annonceurs les entreprises de luxe, grâce à un lectorat CSP +, conquis par la recette du site qui veut privilégier l""analyse" (en fournissant les clés d"un monde complexe) et l"originalité (jouer sur le plaisir et le ludique).

Côté dépenses, une équipe restreinte (10 salariés), 150 signatures "rémunérées" (avis aux candidats : entre 100 et 200 euros), à l'exception des politiques Jean-François Copé et François Hollande, dont les chroniques ne sont pas payées.

2012 : Slate ne s'engagera pas ...mais Colombani peut-être
Dernière note sur la politique : Slate ne s"engagera pour aucun candidat pour 2012, mais Jean-Marie Colombani, "peut-être". Au Monde, il s"était engagé en 2007, dans un éditorial remarqué, pour Ségolène Royal. Née comme lui à Dakar.

>> Lire aussi :

Comment permettre à chacun de mieux s'informer ?

Participez à la consultation initiée dans le cadre du projet européen De facto sur la plateforme Make.org. Franceinfo en est le partenaire

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Médias

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.